Puces IA et centres de données : Huawei revendique la première place, Washington se déchire sur l'énergie
Huawei affirme que ses accélérateurs Ascend ont dépassé Nvidia en part de marché en Chine. La déclaration est de son président tournant, Eric Xu, dans une séance de questions-réponses rapportée par The Register le 30 septembre. Le même jour, la politique américaine sur l'énergie des centres de données était bloquée au Sénat.

Le président tournant de Huawei, Eric Xu, a déclaré qu'Ascend avait dépassé Nvidia en Chine. « Il est assez difficile de collecter des données sur la part de marché de Nvidia en Chine, mais d'après les données que nous avons collectées, Ascend a surpassé Nvidia », a-t-il dit, selon The Register, qui a rapporté la séance de questions-réponses le 30 septembre. Huawei n'a pas la capacité de répondre à la demande intérieure, a-t-il ajouté, et n'a pas l'intention de s'étendre à l'international de manière pleinement aboutie.
Cette affirmation arrive alors que les contrôles américains à l'exportation ne cessent de bouger. The Register note que Washington a d'abord imposé des exigences de licence sur les accélérateurs destinés à la Chine en avril 2025, avant de faire marche arrière cet été, puis d'autoriser Nvidia à vendre des puces de la série H200 à des clients chinois approuvés. Lors de la conférence de résultats du deuxième trimestre de Nvidia, il est apparu que les expéditions de H200 vers la région représentaient moins de 1 pour cent de ses revenus liés aux centres de données. Le logiciel bouge aussi. DeepSeek a publié le 30 septembre des outils de programmation open source pour les puces Ascend, selon The Decoder. La pièce maîtresse est TileLang, un langage développé par des chercheurs de l'université de Pékin, que DeepSeek juge plus simple que CUDA. DeepSeek a aussi optimisé un supernœud de 128 puces Ascend 950, et Huawei a « pleinement soutenu » ce travail, selon un message sur le canal WeChat de DeepSeek cité par The Decoder.
L'autre bataille de Washington autour des centres de données
Le même jour, les démocrates du Sénat ont bloqué le Ratepayer Protection Act par un vote de 57 contre 43, sans atteindre les 60 voix nécessaires pour avancer. The Guardian a rapporté que quatre démocrates, Maggie Hassan, Amy Klobuchar, Jon Ossoff et Raphael Warnock, se sont joints aux républicains pour le soutenir. Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a qualifié le texte d'« édenté » et a déclaré que compter sur l'autorégulation était la façon dont « nous nous sommes retrouvés dans ce pétrin ». Le texte aurait obligé les services publics à examiner des normes pour que les centres de données prennent en charge les coûts de mise à niveau du transport, de la production et de la distribution. Son sponsor au Sénat, le républicain de l'Ohio Jon Husted, a déclaré que « les grandes entreprises technologiques devraient payer leur part ». La Chambre l'avait approuvé presque à l'unanimité plus tôt en septembre.
Les outils de conception se regroupent eux aussi autour de l'IA. OpenAI et Synopsys ont signé un partenariat pluriannuel pour construire GPT-Synopsys, un modèle destiné à raisonner sur la conception de puces et à utiliser directement les outils EDA de Synopsys, rapporte The Decoder le 30 septembre. Des tests préliminaires avec des clients du secteur des semi-conducteurs sont en cours, les données clients ne serviront pas à l'entraînement et les deux entreprises partageront les revenus. La AI Chip Design Week de Tom's Hardware note que Cadence, Synopsys et Siemens proposent tous désormais de l'IA agentique pour la conception de puces, largement bâtie sur la pile de Nvidia. Le tableau de l'offre reste incertain. Tom's Hardware a rapporté le 23 septembre que Spring, filiale de ByteDance, avait payé pour accéder à 2 304 puces Nvidia B200 dans le centre de données Glomfjord de Nscale, en Norvège. Cette opération a représenté 24 millions de dollars sur les 33 millions de dollars de revenus 2025 de Nscale. L'accord était légal et exploitait des failles des contrôles à l'exportation, selon le Financial Times, mais il expose malgré tout Nscale à un risque réglementaire et de réputation.
Pour l'instant, la course au matériel et la course politique n'avancent pas au même rythme. Huawei revendique la première place sur son marché intérieur tout en admettant ne pas pouvoir satisfaire la demande chinoise. Washington, lui, continue de débattre de qui paiera l'électricité.
Sources
6- 01Huawei boss claims homegrown AI chip sales top Nvidia in ChinaEN
- 02China's AI industry closes ranks as Deepseek ships open-source software for Huawei's Ascend chipsEN
- 03Senate Democrats block datacenter energy bill, saying 'toothless' legislation 'misses the mark'EN
- 04OpenAI and Synopsys team up to build an AI model that designs chips like a seasoned engineerEN
- 05AI Chip Design WeekEN
- 06China's ByteDance gained access to over 2,000 Nvidia B200 chips through Norway data centerEN
Tous les chiffres et citations de ce texte proviennent des sources citées ci-dessous.
Les contenus ont été préparés par l'équipe de rédaction, assistée par l'IA.
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