Flock veut faire retirer une carte de surveillance de 335 701 caméras
Flock a déposé une plainte en contrefaçon de marque contre le chercheur en sécurité dont la carte de ses caméras recense 335 701 emplacements, rapporte Tom's Hardware le 27 septembre.

Flock a déposé une plainte pour contrefaçon de marque. L'entreprise veut contraindre Joshua Michael à fermer la Flock Surveillance Map, un site qu'il a construit après avoir découvert une faille non authentifiée sur le site de Flock, selon Tom's Hardware. La carte recense 335 701 emplacements de caméras.
La plainte est le dernier épisode d'un litige qui dure depuis novembre 2025. Michael affirme avoir trouvé à l'époque un jeton d'accès exposé sur le site de Flock, sans aucune connexion. Il a déclaré à The Intercept, que cite Tom's Hardware, avoir signalé le problème à l'entreprise immédiatement.
Son courriel, daté du 13 novembre 2025, précisait que « tous les tests étaient strictement non intrusifs, limités à des points de terminaison ouverts et non authentifiés, et n'impliquaient ni contournement d'authentification, ni modification de données, ni appel à des opérations facturables ArcGIS ou Google ». Après deux relances, Flock a répondu une première fois qu'elle « traitait en interne » les conclusions et reviendrait avec les prochaines étapes, rapporte Tom's Hardware. Michael affirme que cette réponse n'est jamais venue.
Ce que le chercheur a fait des données
Michael a utilisé le jeton pour interroger ArcGIS, la couche cartographique tierce sur laquelle tourne Flock, et a extrait en novembre 2025 une base de données des appareils Flock. Flock semble avoir corrigé la vulnérabilité en janvier 2026, après la publication de ses conclusions. Les données de localisation des appareils étaient alors déjà extraites. La carte, que Tom's Hardware décrit comme probablement mise à jour en décembre 2025, reste en ligne.
La position publique de l'entreprise est qu'elle n'a jamais été piratée, que des informations Flock n'ont jamais fuité et que la plateforme cloud Flock Safety « n'a jamais connu de violation de données ». Michael conteste cette version. Il a déclaré à The Intercept que cette déclaration avait été faite « après que j'ai extrait leur base de données d'appareils ».
« Cela laisse deux possibilités », a-t-il dit. « Soit ils savaient et ont choisi de ne pas le divulguer par peur d'une mauvaise presse, soit ils ne savaient pas du tout que j'avais exfiltré les données. La première est un défaut de transparence. La seconde est un défaut de détection aux implications de sécurité nationale. »
« Cela laisse deux possibilités. Soit ils savaient et ont choisi de ne pas le divulguer par peur d'une mauvaise presse, soit ils ne savaient pas du tout que j'avais exfiltré les données. »
D'autres articles cités par Tom's Hardware ont déjà soulevé des questions sur le matériel lui-même. Des pirates ont trouvé des clés de chiffrement stockées directement sur les caméras Flock. Elles leur ont permis d'extraire plus de 27 000 clips et d'établir que le système avait capturé plus de 1 600 000 images en 21 jours. Des cas de détournement d'usage ont aussi été documentés : des policiers ont utilisé le réseau pour suivre des partenaires amoureux, et un essayeur automobile a été détenu une heure sur le parking d'un magasin à cause d'un rapport de police mal saisi.
Les chiffres de la carte pointent une exposition plus large. Michael affirme que les personnes vivant dans un rayon de 20 miles autour de 22 sites sensibles, parmi lesquels Eglin AFB, le siège de la CIA, le siège du FBI, Joint Base Andrews et le Pentagone, ont entre 57,22 % et 93,94 % de chances de croiser une caméra Flock.
Ailleurs dans l'évaluation des agents
La même semaine a apporté deux travaux de recherche sur la sécurité très différents. Le 27 septembre, The Decoder rapportait que des chercheurs de Stanford et Caltech ont construit HomeBody, un système qui permet à un robot Unitree G1 de se repérer dans une cuisine inconnue, de ranger et d'aller chercher des objets dans les tiroirs. Le dispositif supprime la couche de contrôle entraînée entre le modèle et le robot : un modèle vision-langage interchangeable, ici GPT-6 Astra, appelle directement une bibliothèque de compétences pour saisir, se déplacer et ouvrir des tiroirs. Le robot explore d'abord la pièce, construit un jumeau numérique dans Isaac Sim de Nvidia et enregistre les objets dans une mémoire spatiale, ce qui lui permet de retrouver des éléments sortis de son champ de vision. The Decoder cite comme limites la latence d'Astra, la surchauffe des servomoteurs des doigts et les coûts de calcul élevés, et note que le code est sur GitHub. Des benchmarks antérieurs, ajoute-t-il, montraient un raisonnement spatial amélioré pour Astra, tandis qu'un autre signalait des problèmes de sécurité quand le modèle pilote un robot.
Le même jour, The Decoder rapportait aussi que Boris Power, responsable de la recherche appliquée chez OpenAI, consacre 80 à 90 pour cent de la recherche de l'entreprise à GPT 7, GPT 8 et au-delà, parce que c'est de là que vient « l'essentiel de la valeur ». Power décrit les mises à jour incrémentales comme GPT 5.1 vers 5.2 comme des paris volontairement à court terme, et dit que ces mises à jour sont vues en interne comme « extrêmement court-termistes ». Il soutient que le principal problème des assistants actuels est l'accompagnement des utilisateurs, pas la qualité du modèle, puisque la plupart des utilisateurs de ChatGPT ne savent pas ce que les outils peuvent faire.
La contribution de Meta est un article de lancement, pas un benchmark. Le 25 septembre, Meta AI Research a publié les détails de Muse, un agent personnel utilisé en interne depuis début 2026. L'article indique que le harnais tourne dans une cellule isolée qui ne voit pas d'identifiants réels, que chaque interaction extérieure passe par un Sentinel que l'agent ne peut pas contourner, et que les services sensibles pour la sécurité tournent hors de la cellule d'exécution, pour que les attaquants ne puissent pas les désactiver. Meta a aussi ouvert son programme de primes aux bogues à tous, avec des récompenses allant jusqu'à 300 000 $ et jusqu'à 130 000 $ pour des tentatives d'injection de prompt touchant un seul utilisateur.
Lus ensemble, les quatre sujets montrent où va l'effort d'évaluation aujourd'hui. Chez Flock, le test est de savoir si une entreprise peut seulement détecter une extraction, et sa réponse est contestée. Dans les travaux de laboratoire, le test est de savoir si un modèle branché directement sur du matériel, ou doté d'un shell et d'une boîte de réception, peut être mesuré avant qu'un problème survienne.
Sources
4- 01Flock seeks to have security researchers' map of Flock cameras taken downEN
- 02Researchers plug GPT-6 Astra directly into a robot and let it clean up an unfamiliar kitchenEN
- 03OpenAI says 80 to 90 percent of its research already targets GPT 7 and beyondEN
- 04How We Built Safety Into MuseEN
Tous les chiffres et citations de ce texte proviennent des sources citées ci-dessous.
Les contenus ont été préparés par l'équipe de rédaction, assistée par l'IA.
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