IATA : 5,085 milliards de passagers en 2026, mais un bénéfice divisé par deux
L'IATA prévoit 5,085 milliards de passagers transportés en 2026 et 1 165 milliards de dollars de recettes. Le bénéfice net sera presque deux fois plus faible qu'en 2025.

La prévision de l'IATA pour 2026 montre un secteur aérien dans deux mondes à la fois : un nombre de passagers record et une marge toujours plus mince. Les compagnies transporteront 5,085 milliards de personnes, soit 118 millions de plus que les 4,967 milliards estimés pour 2025 et 525 millions de plus qu'en 2019, dernier exercice complet avant la pandémie. En 2020, année pandémique, 1,779 milliard de passagers avaient pris l'avion.
Le nombre de voyageurs en origine-destination, sans compter deux fois les correspondances, doit atteindre 4,343 milliards, et le nombre de vols 38,7 millions. Le trafic mesuré en passagers-kilomètres payants (RPK) ne progressera toutefois que de 2,1 %, contre 5,3 % en 2025. L'offre de sièges (ASK) augmentera de 1,6 %, et le coefficient de remplissage des avions de passagers atteindra 84,0 %, contre 83,5 % un an plus tôt et 82,6 % en 2019.
Des recettes en hausse, un bénéfice en baisse
Les recettes de l'ensemble du secteur atteindront 1 165 milliards de dollars, soit 9,4 % de plus qu'en 2025. Le transport de passagers pèse 839 milliards de dollars, le fret 162 milliards et les services annexes 165 milliards. La rentabilité progresse : la recette par passager-kilomètre en termes réels s'améliore de 7,0 %, et la recette unitaire totale de 7,5 %.
Les coûts, eux, augmentent plus vite : 1 117 milliards de dollars au total, soit 13,0 % de plus. Le premier poste reste le carburant, avec 350 milliards de dollars, soit 31,4 % de toutes les dépenses. L'IATA retient dans ses prévisions un baril de Brent à 95 dollars, contre 69 dollars en 2025, et un baril de carburant d'aviation à 152 dollars, contre 90 dollars un an plus tôt.
Conséquence : le bénéfice net du secteur baissera de près de moitié. Il passera de 45,0 milliards de dollars en 2025, pour une marge de 4,2 %, à 23,0 milliards de dollars en 2026, soit une marge de 2,0 %. Le résultat d'exploitation (EBIT) atteindra 48,0 milliards de dollars, ce qui correspond à 4,1 % des recettes.
L'Europe en tête, le Moyen-Orient dans le rouge
Par région, c'est l'Europe qui dégagera le bénéfice net le plus élevé, 9,6 milliards de dollars. Juste derrière viennent l'Amérique du Nord avec 9,4 milliards de dollars et l'Asie-Pacifique avec 6,6 milliards. Le Moyen-Orient enregistrera une perte nette de 4,3 milliards de dollars et une marge d'exploitation négative de 2,7 %. Dans la région, le trafic RPK reculera de 11,4 % et l'offre de sièges de 4,4 %.
L'Afrique affiche la croissance la plus rapide, avec des RPK en hausse de 10,0 %. Toutes les valeurs pour 2026 restent des prévisions fondées sur des données de juin 2026, et non un résultat déjà acquis : dans le transport aérien, de telles estimations peuvent changer en quelques mois.
Sources
2Tous les chiffres et citations de ce texte proviennent des sources citées ci-dessous.
Les contenus ont été préparés par l'équipe de rédaction, assistée par l'IA.
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