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Retours dans la mode en ligne : ce que devient le vêtement que vous renvoyez

Zalando affirme qu'environ 98 % des articles retournés repartent en vente. L'enseigne Brandy Melville ferme ses cabines d'essayage et ne rembourse plus les retours en espèces. Le règlement européen sur les services numériques s'attaque aux interfaces manipulatoires.

Mode & designAnalyseNathalie ArnaudPublié le: 16 septembre 20266 min de lectureSources 4
Retours dans la mode en ligne : ce que devient le vêtement que vous renvoyez

La vente de mode en ligne repose sur un principe : le client commande plusieurs tailles, les essaie chez lui et renvoie le reste. Zalando le dit sans détour : « nous déplaçons la cabine d'essayage chez le client ». Dans la plupart des cas, les vêtements ne sont essayés qu'une fois, comme en magasin, et reviennent en très bon état. Environ 98 % des articles retournés peuvent donc être remis en vente aussitôt, sur Zalando ou dans le club d'achat Lounge by Zalando. Ce chiffre couvre les retours traités dans les centres de retour, qu'ils viennent du commerce de gros ou de partenaires qui utilisent les services logistiques du groupe.

L'ampleur du mécanisme

Les résultats du deuxième trimestre 2026, publiés le 4 août, montrent la taille de la machine. La valeur brute des marchandises (GMV) du groupe a progressé de 20,7 %, à 4,9 milliards d'euros. Le chiffre d'affaires a atteint 3,4 milliards d'euros. Le bénéfice opérationnel ajusté (EBIT) a augmenté de 10 %, à 205 millions d'euros. Le groupe compte 62,5 millions de clients actifs, soit 18,3 % de plus qu'un an auparavant. Le segment B2B a porté son chiffre d'affaires à 335 millions d'euros, en hausse de 27,6 %, avec une marge de 12,2 %. Zalando développe aussi une plateforme de contenus assistée par IA, SCAYLE STUDIOS. En 2,5 mois depuis son lancement, celle-ci a servi plus de 100 marques. Elle réduit le temps de production des contenus de plus de 95 % et les coûts d'environ 90 %.

Le contre-exemple : la fin des cabines d'essayage

Brandy Melville procède autrement. Comme le rapporte le portail Jiemian, les cabines d'essayage ont été supprimées dans les magasins de Pékin et de Chengdu. Les retours ne donnent plus lieu à un remboursement en espèces : le client peut échanger l'article ou recevoir un bon d'achat. La marque ne vend presque exclusivement qu'une seule taille, le « S », et exploite quatre magasins en Chine : à Shanghai sur Anfu Road, à Sanlitun à Pékin, à Chengdu et à Hong Kong sur Causeway Bay. La suppression des cabines signale que l'enseigne préfère limiter le nombre de transactions plutôt que de gérer les retours.

Les interfaces manipulatoires sous surveillance

Le cadre réglementaire se durcit. Le site t3n décrivait les mécanismes employés par des boutiques comme Temu : comptes à rebours, urgence artificielle, messages sur les « dernières pièces ». Le règlement européen sur les services numériques (DSA) interdit les interfaces manipulatoires sur les plateformes, et les amendes sont calculées sur le chiffre d'affaires mondial. Pour les enseignes de prêt-à-porter, optimiser la conversion par la pression du temps devient un risque juridique.

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Sources

4
  1. 01Returns at Zalando (Zalando Corporate)EN
  2. 02Zalando Q2 2026 results (Zalando Corporate)EN
  3. 03只卖“S”码的BM再惹争议:北京店成都店取消试衣间 (界面新闻)ZH
  4. 04Dark Patterns: So tricksen Temu & Co. im Onlineshop (t3n)DE

Tous les chiffres et citations de ce texte proviennent des sources citées ci-dessous.

Les contenus ont été préparés par l'équipe de rédaction, assistée par l'IA.

Nathalie Arnaud

Nathalie Arnaud

Culture, cuisine et style de vie

Nathalie Arnaud couvre la culture, la cuisine, la mode et le design, le style de vie et l'histoire pour FLASH24, en travaillant à partir de sources primaires : archives municipales, catalogues d'exposition, cartes de restaurants et documents de presse. Pour chaque sujet, elle vérifie les dates, les lieux et les chiffres auprès des institutions concernées avant publication. Elle interroge chefs, conservateurs et artisans, et suit le calendrier des marchés et des collections pour recouper les informations. Passionnée de pain maison, de marchés et de vieux livres de cuisine, elle relie souvent ses sujets à l'histoire des pratiques culinaires. Elle ne publie pas de chiffres sans source vérifiée.

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