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Les éditeurs face à l'effondrement du trafic de recherche, les réponses par IA prennent le dessus

Le trafic venu des moteurs de recherche s'est fortement effondré pour les éditeurs sur l'ensemble du web : les baisses de Google Search se sont aggravées jusqu'à 40 pour cent sur un an selon un rapport publié le 24 septembre, et certains petits sites enregistrent des chutes de 60 pour cent.

Médias & internetAnalyseCamille RousseauPublié le: 29 septembre 20263 min de lectureSources 5
Les éditeurs face à l'effondrement du trafic de recherche, les réponses par IA prennent le dessus

Le 28 septembre, Search Engine Journal a rapporté qu'un document judiciaire citait un ingénieur d'OpenAI affirmant que les utilisateurs « ne cliqueront pas » sur les liens. Cette phrase résume le problème. Les réponses générées par IA, placées en tête des résultats de recherche, satisfont la requête avant que l'utilisateur n'atteigne la page d'un éditeur.

Les réponses par IA grignotent les clics

La même semaine, The Next Web rapportait que le PDG de Cloudflare, Matthew Prince, soutenait que « les bots ne cliquent pas sur les publicités ». Le résumé est cru, mais il explique pourquoi l'économie du web ouvert est sous tension. Le 24 septembre, Search Engine Land a rapporté que les baisses de Google Search s'étaient aggravées jusqu'à 40 pour cent sur un an pour les éditeurs. Statista a également publié le 28 septembre une analyse intitulée « How Are AI Tools Used in News Consumption? ». La question compte parce qu'elle suggère que le basculement ne concerne pas seulement les moteurs de recherche, mais aussi la manière dont les lecteurs trouvent et consomment l'information. De son côté, Digiday a rapporté depuis son Publishing Summit de septembre que les éditeurs se reconstruisent pour une ère post-recherche, une formule qui aurait paru alarmiste il y a deux ans mais qui se lit aujourd'hui comme une réalité opérationnelle.

Les petits sites les plus touchés

Des données plus anciennes, publiées en mars, montraient que certains petits sites avaient subi une chute de 60 pour cent de leur trafic de recherche. Un autre rapport de mars indiquait que les petits éditeurs étaient les plus durement frappés par ces baisses.

Ces chiffres de mars sont plus anciens, mais ils établissent la base : la douleur n'est pas répartie également. Les grands éditeurs dotés de marques solides et d'audiences directes peuvent encaisser le choc. Les structures plus petites qui dépendaient presque entièrement des renvois de recherche, non. Un document antitrust de février affirmait que Google cannibalise le trafic des éditeurs. Cette accusation, bien que contestée, a pris un nouveau poids avec les données qui ont suivi. Le schéma est constant sur l'année : le trafic de recherche recule, les résumés par IA se multiplient, et les éditeurs doivent modéliser un avenir avec nettement moins de trafic venu de Google Search, comme le formulait un rapport de juin.

La réponse des éditeurs

Au Royaume-Uni, Press Gazette a rapporté le 28 septembre que l'Oxford Mail avait mené la croissance d'audience et triplé le temps passé en août. Cela rappelle que certains éditeurs trouvent des moyens de grandir même quand les renvois de recherche reculent. Artforum a rapporté le 28 septembre que Hyperallergic avait, en complet revirement, mis son contenu derrière un paywall.

MediaPost a rapporté le 28 septembre comment le directeur des revenus de Forbes met le « I » dans innovation pour les lecteurs, une formule qui signale la recherche de nouveaux modèles par le secteur. Les détails diffèrent, mais la direction est la même : les éditeurs tentent de convertir les visiteurs de passage venus de la recherche en audiences fidèles et directes avant que le trafic de recherche ne disparaisse complètement. Microsoft ajoute aussi une fonction « ask a follow-up » aux résultats de Copilot, selon un rapport de septembre, ce qui pourrait peser encore sur le trafic des éditeurs. Cette fonction garde les utilisateurs dans l'écosystème de Microsoft plutôt que de les envoyer vers des sites externes. C'est un exemple de plus de la manière dont les interfaces d'IA sont conçues pour répondre directement aux questions, et non pour orienter les utilisateurs ailleurs.

L'ampleur du défi est désormais claire. Le trafic de recherche baisse, les réponses par IA augmentent, et les éditeurs sont contraints de reconstruire leurs stratégies d'audience autour de relations directes plutôt que de renvois de recherche. Reste à savoir si ces efforts peuvent avancer assez vite pour compenser les pertes.

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Sources

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  1. 01Poetry for Engineers: User Interface DesignEN
  2. 02What makes software development engineeringEN
  3. 03Branch Target Reuse: Spectre-v2 Attacks in JIT EnginesEN
  4. 04OpenJev: An open-source, Jev-compatible System One decision engineEN
  5. 05Routing LLM traffic across inference providers with TCP-style congestion controlEN

Tous les chiffres et citations de ce texte proviennent des sources citées ci-dessous.

Les contenus ont été préparés par l'équipe de rédaction, assistée par l'IA.

Camille Rousseau

Camille Rousseau

IA, modèles et technologies

Camille Rousseau suit les technologies, l’IA et les modèles ainsi que les médias et l’internet pour FLASH24, en partant des dépôts de modèles, des publications techniques et des données publiques, sans reprendre les annonces sans vérification. Elle contrôle les chiffres d’entraînement et de coût en remontant aux jeux de données, aux versions de modèles et aux méthodes de mesure. Elle interroge des chercheurs et des équipes produit, compare les résultats entre modèles et attend les mises à jour de calendrier des principaux fournisseurs. Son intérêt pour l’impression 3D, les vieux ordinateurs et la façon dont les modèles apprennent rejoint directement son travail sur l’IA et les technologies. Elle ne publie pas de chiffres sans source ni de comparaison sans protocole reproductible.

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