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Let's Game Now lève 30 crore pour l'ISGL, sans valorisation dévoilée

Let's Game Now a levé 30 crore pour bâtir l'Indian Super Gaming League, une propriété d'esport sous franchise soutenue par Anand Mahindra et Bestvantage Investments. Les informations sur ce tour sont parues le 31 octobre.

SportAnalyseAntoine GirardPublié le: 4 novembre 20265 min de lectureSources 18
Let's Game Now lève 30 crore pour l'ISGL, sans valorisation dévoilée

Le tour et ses soutiens

Let's Game Now a réuni ces fonds lors d'un tour mené par Mahindra, président du groupe Mahindra, et par Bestvantage Investments. Un family office basé aux Émirats arabes unis, dont le nom n'a pas été communiqué, y a aussi participé. La société n'a donné ni valorisation, ni part de capital cédée, ni montant par investisseur.

Mahindra a annoncé l'investissement lui-même dans un message publié sur X le 28 octobre. Il y écrit son enthousiasme à soutenir une nouvelle ligue, avec l'action sur un écran plutôt que sur un tapis. Il a contribué au lancement de la Pro Kabaddi League en 2014 et soutient la Global Chess League. Le projet repose sur des équipes franchisées, un produit de diffusion et une saison qui revient chaque année au lieu d'un tournoi qui s'achève. Pour les fans, cela signifie huit équipes de ville et cinq jeux au lieu d'un événement unique. Pour les sponsors, c'est une propriété qui vend des saisons récurrentes. Restent inconnus la valorisation, le capital cédé et le calendrier de lancement.

Huit équipes forment la ligue, la plupart empruntées au sport indien.

La liste comprend Mumbai City FC, FC Goa, Chennaiyin FC, Kerala Blasters FC, Inter Kashi, Puneri Paltan, Bangalore Bhargavas et Andhra Agneyas. Cinq sont des clubs de football de l'Indian Super League, et Puneri Paltan évolue en Pro Kabaddi League. Ce mélange emprunte la familiarité du sport indien tout en construisant autour d'elle un public de joueurs, selon le rapport de l'Economic Times. La ligue retient cinq jeux : les échecs, EA Sports FC 26, Call of Duty: Mobile, FAU-G et Cricket 26. Des qualifications par ville doivent servir d'échelle entre la compétition locale et la ligue principale. Cette structure distingue une propriété franchisée d'une série d'événements sur invitation.

L'édition précédente, en 2025, était plus petite : trois clubs de l'Indian Super League, Valorant et les échecs, avec une dotation de 1 crore annoncée en décembre 2024. Chennaiyin FC a depuis pris l'ISGL comme sponsor principal, sur le devant du maillot, pour la saison 2026 de l'Indian Super League. La ligue n'a pas publié de date de début. Sa marque apparaîtra d'abord sur un maillot de football.

Le test commercial

Le marché indien du jeu est valorisé à près de 3,8 milliards de dollars et devrait atteindre 9,2 milliards de dollars d'ici l'exercice 29, avec environ 59,1 crore de joueurs, selon Inc42. C'est ce public que la ligue vend aux sponsors.

Le contexte compte. Le gouvernement a interdit en 2025 les jeux d'argent réel, une source de revenus sur laquelle le secteur s'appuyait, et les start-up du jeu se sont depuis tournées vers l'esport, les tournois et le jeu porté par les marques. Let's Game Now revendique une communauté de plus de 1,4 million de membres et plus de 2 000 événements organisés dans 18 pays. Elle revendique aussi plus de 30 clients et une audience cumulée de plus de 50 millions de spectateurs. Ce sont des chiffres de l'entreprise, non audités.

Il manque les détails d'exploitation. Let's Game Now n'a annoncé ni calendrier de lancement précis, ni structure de franchise, ni revenus attendus, ni stratégie de monétisation pour l'ISGL. Whalesbook note que la ligue aura besoin de revenus publicitaires récurrents et de propriétaires de franchises solides financièrement pour tenir. Ces lacunes laissent le dossier commercial ouvert.

Monétiser le public est la moitié la plus difficile. Whalesbook rapporte que la publicité, les sponsors et les produits dérivés restent des sources de revenus difficiles pour les plateformes indiennes, et que les start-up du jeu supportent des coûts élevés d'acquisition d'utilisateurs et de serveurs. Le jeu compétitif bouge aussi au rythme des titres qui montent et descendent, ce qui complique la vente d'engagements pluriannuels aux sponsors. La première saison complète sera donc un test de la demande de sponsoring et de la maîtrise des coûts.

Ce qu'il faut suivre

Let's Game Now a été fondée en 2018 par Santanu Basu, qui a cofondé l'ISGL avec Gautam Badalia. Le parcours de Basu fait partie de l'argumentaire : Mahindra le décrit comme l'un des premiers joueurs professionnels d'esport en Inde, passé par la compétition internationale sur FIFA et troisième d'un tournoi international. Badalia a été directeur général de Route Mobile. Proximus a ensuite racheté Route Mobile.

Le discours public de Mahindra dépasse le chèque. Il écrit sur X que bâtir la Pro Kabaddi et la Global Chess League lui a appris que le talent seul ne suffit pas. Les champions ont besoin d'un écosystème d'entraîneurs, de ligues et de compétition sérieuse, ajoute-t-il. Il répond aussi à l'objection du temps d'écran. Il soutient que l'esport de compétition exige stratégie, réflexes, travail d'équipe et discipline, et qu'il crée des rôles pour les entraîneurs, les analystes, les créateurs et les producteurs.

Les prochaines étapes sont commerciales, pas sportives. La ligue a besoin de revenus de sponsoring récurrents et de propriétaires de franchises capables d'absorber les coûts d'une saison à l'autre.

Les chiffres en contexte

30 crore achètent du capital de développement, pas une valorisation. Faute de valorisation ou de part cédée dévoilée, le prix payé par les investisseurs pour leur part de la ligue reste inconnu.

Huit équipes sont prévues, dont cinq portent le nom d'un club de l'Indian Super League. La ligue s'appuierait sur l'activité existante de la société : tournois en ligne, événements hors ligne et diffusions en Asie du Sud et en Asie du Sud-Est. L'édition 2025 tournait avec une dotation de 1 crore, soit 30 fois ce montant pour la nouvelle levée. L'argent sert à bâtir la ligue, pas à financer les prix. Savoir si le rapport tient dans l'autre sens, à mesure que les dotations et les coûts des équipes montent, voilà la question à laquelle la première saison complète répondra.

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Sources

18
  1. 01Let's Game Now secures ₹30 crore to push franchise esports league planEN
  2. 02Let's Game Now Raises ₹30 Crore to Scale Esports LeagueEN
  3. 03Let's Game Now Raises Rs 30 Crore Led by Anand Mahindra and Bestvantage Investments to Build ISGLEN
  4. 04Let's Game Now raises ₹30 Crore to build Indian Super Gaming LeagueEN
  5. 05Let's Game Now Bags ₹30 Cr To Organise More Esports TournamentsEN
  6. 06From 300 to under 100: Europe’s Regional Leagues are losing their pro players - Sheep EsportsEN
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Tous les chiffres et citations de ce texte proviennent des sources citées ci-dessous.

Les contenus ont été préparés par l'équipe de rédaction, assistée par l'IA.

Antoine Girard

Antoine Girard

Sport, auto et voyages

Antoine Girard suit le sport, l'automobile et les voyages pour FLASH24, en s'appuyant sur les dépêches d'agences, les communiqués officiels et les données chronométrées, sans reprendre une information sans source. Il vérifie les temps, les classements et les fiches techniques en croisant au moins deux documents, et recalcule lui-même les écarts et les consommations annoncées. Il interroge mécaniciens, organisateurs et constructeurs, et attend les salons et les lancements de modèles pour comparer les chiffres sur place. Cette même exigence le suit en privé, où il roule en voiture électrique, démonte et remonte des moteurs dans son garage et traverse l'Europe en train. Il ne publie pas un chiffre qu'il n'a pas pu contrôler.

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