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Le SUV chinois de Mazda reçoit un LiDAR, un jour après la plainte antitrust contre OpenAI et Anthropic

Mazda a équipé son CX-6e, construit en Chine, d'un ensemble de capteurs LiDAR le 27 septembre. Ce même week-end circulait encore une action collective visant OpenAI, Anthropic, SpaceXAI et Google pour une entente présumée destinée à ralentir le développement de l'IA. Ni l'une ni l'autre de ces affaires n'a donné lieu à une décision de justice, et c'est pourquoi le tableau antitrust de la semaine est plus confus que ne le laissent croire les gros titres.

ÉconomieAnalyseDr Hélène FontainePublié le: 28 septembre 20264 min de lectureSources 6
Le SUV chinois de Mazda reçoit un LiDAR, un jour après la plainte antitrust contre OpenAI et Anthropic

Le dernier élément daté du dossier antitrust technologique n'est pas une décision de justice. C'est une voiture. Le 27 septembre, Electrek a rapporté que Mazda avait ajouté un ensemble LiDAR au CX-6e, le SUV électrique fabriqué par sa coentreprise Changan Mazda. Le système permet ce que le média appelle une autonomie « L2 avancée », la navigation en pilote automatique et le stationnement automatisé.

Mazda affirme que ce système associe le LiDAR à 11 caméras haute définition, 12 capteurs à ultrasons et trois radars à ondes millimétriques, pour ce qu'elle appelle une perception à domaine complet. Electrek rapporte que l'entreprise a soumis le système à 11 tests à haut risque en conditions réelles, des routes de montagne étroites à la conduite de nuit sous la pluie sur autoroute. L'EZ-60 Laser Edition a reçu un certificat TOP Intelligent Intelligent Safety Challenge du CATARC. Le CX-6e n'est pas vendu aux États-Unis : la comparaison avec l'appellation de l'aide à la conduite de Tesla sur le marché chinois reste donc largement théorique pour les lecteurs américains. Le calendrier compte, car les discussions antitrust autour de l'IA s'enflamment sans laisser beaucoup de traces écrites. L'affaire Mazda rappelle que le versant matériel de l'autonomie arrive dans de vrais marchés, capteurs compris, tandis que le versant juridique en est encore aux dépôts de plainte et aux communiqués.

La plainte antitrust est une action collective, pas un verdict

L'histoire de l'antitrust dans l'IA est plus ancienne et moins tranchée. Tom's Hardware a rapporté le 21 septembre que quatre plaignants, abonnés à ChatGPT, Claude, Grok ou Gemini, avaient déposé une action collective. Ils allèguent que les développeurs ont violé le droit de la concurrence en s'entendant pour ralentir le développement de l'IA.

La plainte soutient que l'arrangement « réduirait la valeur que les consommateurs tirent des abonnements payants à l'IA », selon l'Associated Press citée par Tom's Hardware. Elle situe la coordination en juillet 2026, après que les principaux laboratoires ont signé une déclaration reconnaissant une « pression concurrentielle intense pour ne pas ralentir unilatéralement » le développement. C'est une plainte, pas un jugement. L'avocat principal des plaignants, Nick Rowley, a déclaré dans l'article de Tom's Hardware qu'un accord privé de sécurité « substitue une retenue collective à la responsabilité individuelle ». Dario Amodei d'Anthropic, Sam Altman d'OpenAI et l'administration Trump apparaissent tous dans ce récit, le président qualifiant le discours sur l'extinction liée à l'IA de « HOAX ». Les médias d'État chinois, selon le même article, ont qualifié l'accord proposé de club dont les règles d'adhésion avaient été rédigées avant l'annonce de la liste des invités.

« L'expérience qui sera développée grâce à ces subventions sera phénoménale », a déclaré Julia Selker, directrice exécutive du groupe professionnel Working for Advanced Transmission Technologies Coalition.

Cette citation appartient à un autre combat, celui de la capacité du réseau, mais elle illustre le schéma : les batailles antitrust et les batailles d'infrastructure se percutent. Canary Media a rapporté le 24 septembre que le département de l'Énergie avait engagé 1,9 milliard de dollars derrière 31 projets dans 26 États via son programme de subventions SPARK. Les services publics promettent 3,35 milliards de dollars de fonds de contrepartie, pour un total de 5,25 milliards de dollars. Les bénéficiaires incluent American Electric Power, CenterPoint Energy, Duke Energy, Eversource Energy, Rocky Mountain Power et PPL Electric Utilities, plus quatre services publics municipaux et des coopératives électriques rurales en Arizona, au Nouveau-Mexique et en Caroline du Nord. Deux des plus grands projets ont chacun reçu une subvention de 250 millions de dollars : un effort de 1,2 milliard de dollars mené par le Colorado Energy Office et un autre de 832 millions de dollars par l'Oklahoma Office of Management and Enterprise Services. Ils doivent étendre la capacité de partage d'électricité entre les réseaux de l'Est et de l'Ouest des États-Unis. Canary Media note que l'adoption des conducteurs avancés et de la notation dynamique des lignes a été lente, en partie parce que les services publics ne sont pas incités à choisir des alternatives aux investissements de réseau sur lesquels ils gagnent des profits régulés.

L'Europe conteste le discours catastrophiste

Pendant ce temps, la bataille politique sur la sécurité de l'IA a un contrepoids européen. Politico a rapporté le 24 septembre que des dirigeants technologiques européens et des chercheurs en cybersécurité contestaient les avertissements américains sur l'extinction liée à l'IA. James Wise, associé chez Balderton Capital, dit du récit actuel : « Malheureusement, on est passé à Terminator arrive. »

L'article cite Alexandru Voica, responsable des politiques chez Synthesia, le chercheur en cybermenaces Marcus Hutchins et Pim de Witte de General Intuition. Il note qu'OpenAI a refusé de commenter, tandis qu'Anthropic n'a pas répondu à une demande de commentaire. Ajoutez les données de financement et le tableau s'élargit encore. Tech.eu a rapporté le 24 septembre que les entreprises technologiques suisses avaient levé plus de 1,1 milliard d'euros au premier semestre 2026, les dix plus gros tours représentant environ deux tiers du total. Les semi-conducteurs ont pris environ 281 millions d'euros, l'énergie 223 millions d'euros et la santé numérique 220 millions d'euros. Un capital concentré dans quelques secteurs n'est pas une violation du droit de la concurrence, mais c'est le genre de structure que les régulateurs de la concurrence ont tendance à remarquer.

Malgré tout ce bruit, aucun des éléments les plus récents de la semaine n'a produit de décision de justice. L'affaire antitrust de l'IA est une action collective à un stade précoce, l'argent du réseau à la DOGE est une annonce d'attribution, et la mise à jour de Mazda est une caractéristique produit. C'est dans cet écart entre le dépôt et le jugement que se situe le vrai combat, et c'est pourquoi la revendication la plus bruyante est rarement la plus utile.

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Sources

6
  1. 01Mazda adds LiDAR to CX-6e, rolls out "self driving" tech in ChinaEN
  2. 02TechCrunch Mobility: AV companies pick their lanesEN
  3. 03Anthropic, OpenAI et al. face antitrust suit for agreeing to slow AI developmentEN
  4. 04Advanced grid tech gets a $1.9B DOE boostEN
  5. 05Don't believe the doomers: Europe's tech industry slams AI panicEN
  6. 06Switzerland's top-funded tech companies in H1 2026EN

Tous les chiffres et citations de ce texte proviennent des sources citées ci-dessous.

Les contenus ont été préparés par l'équipe de rédaction, assistée par l'IA.

Dr Hélène Fontaine

Dr Hélène Fontaine

Économie, business et monde

Hélène Fontaine suit l'économie des entreprises, la conjoncture et l'international pour FLASH24. Elle croise les dépôts comptables, les rapports trimestriels et les indices d'activité, et ne retient un chiffre qu'après l'avoir comparé à sa source d'origine. Elle interroge chefs d'entreprise, économistes et syndicats, et attend chaque mois les publications de l'INSEE et de la BCE pour recouper ses tableaux. Cette rigueur vient aussi de son intérêt personnel pour la comptabilité des entreprises technologiques et les vélos cargo, deux sujets qu'elle traite avec la même méthode. Elle ne publie pas un chiffre sans avoir vérifié son calcul.

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