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Semaine des résultats logiciels : Anthropic élargit ses crédits startups, LibreOffice dit non à l'IA

Anthropic a annoncé mardi l'élargissement de son programme Claude Startups, offrant jusqu'à 45 000 $ de remises et de crédits. C'était un jour après que le Danemark a révélé qu'un compte d'entreprise avait été utilisé pour accéder aux données de 8 800 000 personnes.

ÉconomieAnalyseDr Hélène FontainePublié le: 7 octobre 20266 min de lectureSources 10
Semaine des résultats logiciels : Anthropic élargit ses crédits startups, LibreOffice dit non à l'IA

Anthropic a profité de mardi pour approfondir sa stratégie de prospection. L'entreprise élargit Claude Startups, son programme destiné aux fondateurs. Selon CNBC, les startups créées au cours des cinq dernières années ou financées au cours des deux dernières sont éligibles.

Les membres peuvent recevoir jusqu'à 45 000 $ de remises et de crédits via ce que Anthropic appelle le Claude Startup Stack. Ce package inclut un crédit API unique de 1 000 $ et une année gratuite de Claude Team pour jusqu'à cinq sièges premium. Lancé en mai, le programme compte déjà des milliers d'entreprises participantes, selon la société.

« Les startups sont souvent les premières à pousser Claude à ses limites », a déclaré Beth Robertson, responsable des startups chez Anthropic, dans un communiqué à CNBC. « Lorsqu'un nouveau modèle est livré, elles sont prêtes le même jour à prendre en charge des projets qui semblaient autrefois hors de portée. »

Le timing n'est pas neutre. CNBC note que la grande majorité du revenu d'Anthropic provient de clients professionnels. La société a passé la majeure partie de l'année dernière à contrer OpenAI et Google, qui gèrent leurs propres programmes startups, et son introduction en bourse est largement attendue. Les crédits startups constituent une acquisition de clients bon marché lorsque l'alternative est de concourir uniquement sur les benchmarks de modèles. Ces crédits achètent des logos que les benchmarks ne peuvent pas offrir.

L'autre face du même pari

Tous les éditeurs de logiciels n'ajoutent pas l'IA. The Document Foundation, qui développe l'éditeur open source LibreOffice, a déclaré dans un billet de blog cette semaine qu'il « n'ajoutera pas » l'IA à son logiciel pour le moment prévisible, a rapporté TechCrunch mardi. Le groupe avait déjà indiqué fin août, avec la dernière version, que le logiciel « ne contient aucune fonctionnalité d'IA générative ».

Son argument est l'auditabilité. « Toute organisation traitant des données confidentielles, juridiquement protégées ou personnelles doit savoir où ces données vont, et la seule garantie qui survit à un audit est qu'elles ne quittent pas la machine », a déclaré l'organisation dans le billet. Les utilisateurs qui souhaitent de l'IA peuvent installer des extensions qui se connectent à des modèles locaux. La fondation a précisé que ses critères ne sont pas un « refus définitif », mais une évaluation de la technologie telle qu'elle se présente.

Cette position va à l'encontre du récit annuel que les vendeurs de logiciels racontent aux investisseurs. Les fonctionnalités IA sont l'argument de vente pour des prix plus élevés et des positions plus solides. LibreOffice argue du contraire : ne pas les livrer est en soi une fonctionnalité. L'éditeur le fait en revendiquant des dizaines de millions d'utilisateurs.

Pour une société de logiciels rapportant des chiffres trimestriels, c'est la partie inconfortable. Les acheteurs qui se soucient de la résidence des données ont désormais une option gratuite. Et il ne coûte rien de l'évaluer.

Les coûts de sécurité tombent sur le même bilan

Le plus grand incident de données de la semaine est venu du Danemark. Des parties non autorisées ont accédé aux noms, adresses et numéros d'identification personnels de 8 800 000 personnes, vivantes et décédées, dans le registre national de la population, a déclaré le ministère danois de la numérisation le 5 octobre, comme rapporté par The Hacker News. La voie d'accès était le droit légal d'une entreprise danoise privée de consulter les dossiers dans le Registre Central des Personnes.

Le registre contient 11 000 000 de personnes, donc l'accès couvrait environ quatre sur cinq d'entre elles. L'accès a duré environ 10 jours en septembre, selon Christina Egelund, la ministre chargée de la numérisation, qui s'est exprimée auprès de l'agence de presse Ritzau. Un employé a remarqué une activité inhabituelle le vendredi 2 octobre. Datatilsynet, l'autorité de protection des données, a déclaré qu'un très grand nombre de recherches automatisées ont été effectuées pour identifier des numéros CPR valides. Son avis, daté du 5 octobre, décrit les numéros comme supposément récupérés. Le chiffre de 8 800 000 est celui du ministère et n'est pas définitif.

Trois questions restent ouvertes dans les déclarations officielles : comment les attaquants sont entrés dans les systèmes de l'entreprise, si les données ont été conservées ou utilisées, et qui ils sont. Le ministère oriente les utilisateurs vers sikkerdigital.dk et la ligne téléphonique gouvernementale pour les cybermenaces.

Ce type d'événement apparaît dans les budgets logiciels d'entreprise plutôt que dans la ligne de revenu d'un seul vendeur. BleepingComputer, dans un article sponsorisé publié mardi, a détaillé l'ampleur du problème du plan de gestion : en septembre 2026, N-able a publié un correctif d'urgence pour CVE-2026-86 218, une faille d'exécution de code à distance pré-authentification de sévérité maximale dans sa plateforme N-central RMM. C'était son quatrième correctif en cinq semaines, avec environ 1 500 serveurs exposés en ligne. Le même article cite les zero-days « ToolShell » de Microsoft SharePoint en juillet 2025, exploités avant l'existence d'un correctif, avec au moins 85 serveurs locaux compromis.

Chacun de ces chiffres est une future ligne de compte, soit pour le vendeur, soit pour le client.

L'argent se déplace vers la moitié plus difficile de la pile

Loin de la course aux armements des fonctionnalités IA, le côté matériel et climat du marché attire le capital vers des choses qui prennent plus de temps à livrer. Glimpse, qui vend des logiciels de traitement d'images pour scanners CT, a déclaré à TechCrunch qu'il a plus de 100 clients, dont Anker, Lucid et la Marine américaine. Il génère des revenus dans la fourchette du « milieu du sept chiffres », selon le co-fondateur et PDG Eric Moch. L'entreprise lance un produit appelé Explore pour les clients de l'aérospatial, de l'automobile, de l'électronique et des dispositifs médicaux. Elle affirme que son logiciel permet aux fabricants de batteries d'inspecter les cellules 10 à 30 fois plus rapidement sur des scanners existants.

Le point de référence donné par Moch est un rappel : des pièces installées de manière inappropriée à l'intérieur des cellules de batterie LG ont immobilisé toutes les Chevrolet Bolt fabriquées entre 2017 et 2022. Cela a coûté 1 900 000 000 $ à LG.

MIT Technology Review a publié sa liste annuelle des 10 entreprises de technologies climatiques à surveiller mardi. Ses éditeurs ont été explicites sur ce qui a changé. La liste de 2026 est largement composée d'entreprises basées hors des États-Unis, après le rollback réglementaire fédéral et les coupes dans les incitations gouvernementales. Deux entreprises chinoises sont incluses : WeLion, qui construit des batteries semi-état solide pour VE, et Envision Energy, qui installe de l'énergie éolienne et du stockage. Energy Dome, Moment Energy et Form Energy font partie de la liste côté stockage. Les éditeurs nomment la demande croissante d'électricité des centres de données IA comme l'une des plus grandes histoires de l'année.

Canada Rocket Company fait un pari similaire sur les infrastructures avec un horizon plus long. La société a déclaré le 1er octobre qu'elle construirait ce qu'elle appelle la première installation de test de moteurs de fusées à grande échelle du Canada à l'aéroport international de London. Il s'agit d'un complexe de 30 000 000 $, louant 50 acres pour jusqu'à trois bancs d'essai et un bâtiment de bureau et d'atelier de 12 000 pieds carrés, selon NASASpaceFlight.com. Elle s'attend à ce que le site soit pleinement opérationnel d'ici 2028 et à la création d'environ 40 emplois qualifiés dans les 18 mois. « La voie du Canada vers son propre accès à l'espace commence au sol », a déclaré le PDG et co-fondateur Hugh Kolias.

Aucun de cela n'apparaîtra dans un appel de résultats logiciels ce trimestre, ce qui est plutôt le point. Les entreprises vendant des fonctionnalités IA concourent pour les mêmes logos startups avec des crédits. Celles qui vendent des bancs d'essai, des scanners et du stockage concourent pour des capex qui prennent des années à convertir. Les deux sont cotées comme des croissances.

Un point de données supplémentaire de la semaine dernière se situe mal à l'aise entre les deux. Magnitude, un moteur d'inférence open source pour agents IA, affirme dans son README GitHub que les modèles ouverts fonctionnent jusqu'à 2 fois plus vite que llama.cpp dessus. Cela inclut 92 % de décodage plus rapide sur Metal et 19 % sur CUDA, des noyaux ajustés sur le matériel de l'utilisateur, 27 % de mémoire en moins par agent, et une licence Apache 2.0. Il est livré avec une application de bureau et se connecte à Pi, OpenCode, Hermes, Codex, Claude Code et d'autres. Les revendications de benchmark sont celles de la société et n'ont pas été vérifiées indépendamment. Mais le pitch, les performances par dollar sur du matériel que vous possédez déjà, est celui qui tend à survivre à une récession.

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Sources

10
  1. 01Anthropic expands Claude Startups program in bid to snag founders and fast-growing companiesEN
  2. 02LibreOffice says 'no AI' is now a software featureEN
  3. 03Glimpse wants to give hardware companies an X-ray view of every critical partEN
  4. 04Denmark Says Attackers Accessed CPR Data for 8.8 Million People via Company AccountEN
  5. 05How to secure RMM software: 8 controls MSPs should testEN
  6. 06The Download: 10 climate tech companies to watchEN
  7. 07Here's how our climate team picked 10 promising companies to watchEN
  8. 08Canada Rocket Company plans first large-scale engine test site in London, OntarioEN
  9. 09Launch HN: Magnitude (YC S25) – Self-optimizing inference engine for agentsEN
  10. 10F1 in Bahrain... in Malaysia: The race needed a software update to startEN

Tous les chiffres et citations de ce texte proviennent des sources citées ci-dessous.

Les contenus ont été préparés par l'équipe de rédaction, assistée par l'IA.

Dr Hélène Fontaine

Dr Hélène Fontaine

Économie, business et monde

Hélène Fontaine suit l'économie des entreprises, la conjoncture et l'international pour FLASH24. Elle croise les dépôts comptables, les rapports trimestriels et les indices d'activité, et ne retient un chiffre qu'après l'avoir comparé à sa source d'origine. Elle interroge chefs d'entreprise, économistes et syndicats, et attend chaque mois les publications de l'INSEE et de la BCE pour recouper ses tableaux. Cette rigueur vient aussi de son intérêt personnel pour la comptabilité des entreprises technologiques et les vélos cargo, deux sujets qu'elle traite avec la même méthode. Elle ne publie pas un chiffre sans avoir vérifié son calcul.

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