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À Wuhan, un tribunal intègre les coûts de production par IA au calcul des dommages d'auteur

Un tribunal de Wuhan a intégré pour la première fois la consommation de tokens et les frais de licence d'outils d'IA dans le calcul de dommages pour atteinte au droit d'auteur. The Decoder rapporte le 28 septembre que la cour a accordé 20 000 RMB, soit environ 2 900 dollars, pour un court drame généré par IA et recopié.

TechnologieActualitéCamille RousseauPublié le: 28 septembre 20264 min de lectureSources 7
À Wuhan, un tribunal intègre les coûts de production par IA au calcul des dommages d'auteur

The National Law Review a signalé la décision en premier, et The Decoder l'a reprise le 28 septembre. L'affaire porte sur un drame court d'une heure réalisé avec des outils d'IA au début de 2026 et publié sur des plateformes dont WeChat. Le lendemain, une autre société a copié l'œuvre, l'a rebaptisée et a diffusé des publicités à partir de celle-ci.

Le tribunal de Wuhan a considéré le drame comme une œuvre audiovisuelle protégeable. Il a estimé que des salariés avaient pris des décisions créatives à chaque étape : le scénario, la conception des prompts, la sélection des résultats produits par l'IA et le montage final. L'IA a servi d'outil. Outre les coûts propres à l'IA, la cour a pris en compte la durée de l'œuvre, sa portée de diffusion et la durée de la contrefaçon.

Le montant accordé est faible, mais le précédent compte. La décision prolonge une série de jugements chinois sur les productions générées par machine, ouverte en 2023 quand un tribunal de Pékin a accordé une protection à une image produite par IA. La cour a aussi conseillé aux créateurs de conserver scénarios, brouillons de prompts et fichiers de projet. La trace documentaire fait désormais office de preuve.

Ce sont les usines, pas les tribunaux, qui donnent le rythme

La même semaine, la base industrielle des robots que ces modèles sont censés piloter a reçu un chiffre dur. La Fédération internationale de robotique a indiqué le 27 septembre que le parc mondial de robots industriels en service avait progressé de 9 % pour atteindre un record de 5 000 000 d'unités en 2025. Les installations annuelles ont bondi de 11 %, avec plus de 600 000 nouvelles unités livrées. « Le nouveau seuil de cinq millions de robots en activité dans les usines du monde entier représente plus du double du chiffre d'il y a sept ans », a déclaré Jane Heffner, présidente de l'IFR, dans le communiqué. The Robot Report a publié les mêmes chiffres le 24 septembre.

La Chine a représenté 59 % des déploiements mondiaux, avec 354 000 unités installées en 2025, en hausse de 20 % sur un an. Les États-Unis ont dépassé le Japon pour devenir le deuxième marché, avec des installations en hausse de 12 % à près de 38 500 unités. Le Japon a reculé de 19 % à 36 219 unités. L'IFR prévoit des installations en hausse de 9 % à 655 000 unités en 2026, puis 806 000 en 2029.

Ce sont les robots ennuyeux : des bras boulonnés à une ligne, pas des androïdes. Le pari des humanoïdes est autre, plus désordonné, et les articles de ce mois ont surtout porté sur le désordre.

Les mains de Tesla, les gabarits de Toyota

Ars Technica rapporte le 26 septembre que Tesla a porté la production d'Optimus à des centaines de robots par semaine. L'objectif est de dépasser 1 000 par semaine d'ici la fin de 2026, selon une enquête détaillée de The Information. Les obstacles sont précis. Les mains et les avant-bras d'Optimus contiennent plus de 100 petits composants assemblés à la main par des ouvriers. Les capteurs tactiles se sont révélés assez peu fiables pour que Tesla développe une couche de capteurs en forme de gant, interchangeable sans remplacer toute la main. Des salariés ont refusé de porter des combinaisons de capture de mouvement pour entraîner des machines qu'ils « savaient destinées à les remplacer un jour ». Tesla a transféré la collecte de données à des équipes et des centres d'entraînement dédiés, selon The Information.

Toyota est plus avancé dans le discours que dans le déploiement. Ars Technica rapporte le 23 septembre que le groupe prévoit d'investir 6 420 000 000 de dollars par an à partir de 2028. Il vise 150 000 robots dans ses propres usines et 250 000 autres sur les sites du groupe. Des ouvriers apprennent déjà aux humanoïdes ELEY des tâches exigeant des mouvements précis de la main, en portant des « gabarits » modelés sur les doigts des robots, rapporte Nikkei Asia. Le vice-président exécutif Hiroki Nakajima a déclaré que l'objectif était « un monde où les robots coexistent avec les humains plutôt que de les remplacer ».

Agility Robotics, de son côté, diversifie son propre format. Le PDG Jonathan Hurst a déclaré à The Robot Report le 25 septembre que l'entreprise « explore une série de conceptions et de formats de robots, y compris des roues », après l'apparition d'un robot à roues dans la vidéo de lancement du Digit 5. Sur le calendrier, il a été direct : « Trop tôt pour le dire. » Agility entre en Bourse via un SPAC avec Churchill Capital Corp. XI, sur une valorisation de 2 500 000 000 de dollars. La société a déclaré 1 800 000 de dollars de revenus en 2025 pour une perte d'exploitation de 140 000 000 de dollars.

La couche d'IA entre dans les mêmes pièces. Le 27 septembre, The Decoder a décrit HomeBody, un système de Stanford et Caltech qui permet à un Unitree G1 de nettoyer une cuisine inconnue en appelant directement GPT-6 Astra dans une bibliothèque de compétences, sans couche de contrôle entraînée entre les deux. La latence, la surchauffe des servomoteurs des doigts et les coûts de calcul figurent parmi les limites citées.

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Sources

7
  1. 01A Wuhan court just made AI production costs a legal factor in copyright infringement casesEN
  2. 02Five Million Robots now Operate in Factories GloballyEN
  3. 035 million robots are now at work in factories worldwide, reports the IFREN
  4. 04Tesla workers balk at training Optimus humanoid robots as replacementsEN
  5. 05Toyota orders workers to train humanoid robots but says humans won't be replacedEN
  6. 06Agility Robotics, maker of Digit humanoid, exploring wheeled robotsEN
  7. 07Researchers plug GPT-6 Astra directly into a robot and let it clean up an unfamiliar kitchenEN

Tous les chiffres et citations de ce texte proviennent des sources citées ci-dessous.

Les contenus ont été préparés par l'équipe de rédaction, assistée par l'IA.

Camille Rousseau

Camille Rousseau

IA, modèles et technologies

Camille Rousseau suit les technologies, l’IA et les modèles ainsi que les médias et l’internet pour FLASH24, en partant des dépôts de modèles, des publications techniques et des données publiques, sans reprendre les annonces sans vérification. Elle contrôle les chiffres d’entraînement et de coût en remontant aux jeux de données, aux versions de modèles et aux méthodes de mesure. Elle interroge des chercheurs et des équipes produit, compare les résultats entre modèles et attend les mises à jour de calendrier des principaux fournisseurs. Son intérêt pour l’impression 3D, les vieux ordinateurs et la façon dont les modèles apprennent rejoint directement son travail sur l’IA et les technologies. Elle ne publie pas de chiffres sans source ni de comparaison sans protocole reproductible.

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