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BYD place la France sur la liste des candidats pour sa deuxième usine européenne

BYD a inscrit la France sur la liste des candidats pour sa deuxième usine d'assemblage européenne, a déclaré la vice-présidente exécutive Stella Li le 12 octobre 2026. Le constructeur n'a publié aucun montant d'investissement, aucune capacité ni aucune date de démarrage pour un site français [4][5].

AutoExpliquéJulien MarchandPublié le: 6 novembre 20264 min de lectureSources 16
BYD place la France sur la liste des candidats pour sa deuxième usine européenne

La France rejoint la liste

Li a précisé que le site français ne serait pas le dernier. Elle s'exprimait sur la chaîne BFM au Mondial de l'Automobile de Paris. BYD va « tenter d'avoir une deuxième et une troisième usine en Europe » après l'ouverture de son usine hongroise, a-t-elle dit [3][5]. Cette usine doit démarrer sa production d'ici la fin de l'année [3][5].

BYD n'a pris aucune décision finale d'investissement. Le constructeur n'a publié ni montant, ni capacité, ni date de démarrage pour un site français [4][5].

Li a cité le prix compétitif de l'électricité en France parmi les raisons de l'intérêt de BYD pour le pays [5]. Les usines d'assemblage consomment beaucoup d'énergie pour la peinture, l'usinage des pièces et le fonctionnement des équipements. Le prix du courant et la stabilité de l'approvisionnement pèsent donc lourd dans le choix d'un site [5]. Bloomberg rapportait en mai que la France était une cible de plus long terme, pour la même raison [2].

Li a formulé l'objectif en termes locaux. « Je veux que les gens en France pensent que BYD est une entreprise française », a-t-elle déclaré [3][9].

Pourquoi une usine dans l'UE compte

Une usine implantée dans l'Union européenne permettrait à BYD de produire des voitures derrière le mur tarifaire du bloc. L'UE applique un droit cumulé de 27 % sur les voitures électriques fabriquées en Chine, dont 17 % de droit compensateur, et taxe les importations de véhicules électriques chinois depuis 2024 [3][7]. Les projets de règles vont plus loin : l'Industrial Accelerator Act prévoit un seuil de contenu local d'environ 70 % pour les subventions et les marchés publics [7]. Ce chiffre figurait encore entre crochets dans le texte publié en février [7].

La pression commerciale touche désormais aussi les hybrides. La Chine et l'UE sont parvenues à un accord les 8 et 9 octobre pour limiter les exportations chinoises d'hybrides et d'hybrides rechargeables [3][5].

L'UE a annoncé qu'elle plafonnerait les importations d'hybrides chinois à 350 000 par an, moins de la moitié du niveau actuel [3]. Le ministère chinois du Commerce a fondé l'arrangement sur les 302 000 unités de 2025. Il n'a pas publié le chiffre de 350 000, rapporté par des médias étrangers à partir de sources européennes [5]. Reuters indiquait que l'arrangement pénalise surtout BYD, premier exportateur chinois d'hybrides vers l'Europe [4]. Li a déclaré le 12 octobre qu'elle n'en connaissait pas encore les détails [3][5].

Li a présenté l'effort comme une démarche de long terme. BYD a un « engagement de long terme envers l'Europe » et va y « investir massivement », a-t-elle dit à BFM [3].

Les ventes derrière l'usine

La base française est petite mais croît vite. BYD a immatriculé 13 935 véhicules de tourisme en France au premier semestre 2026, en hausse de 136 % sur un an, selon les chiffres de l'entreprise [9].

À l'échelle de la région, les volumes sont plus importants. BYD a immatriculé 174 144 véhicules dans l'UE, l'AELE et le Royaume-Uni au premier semestre 2026. Le constructeur dépasse ainsi Tesla et ses 170 351 unités pour la première fois, selon les données de l'ACEA [7]. Sa part de marché dans l'UE est passée de 1,0 % à 2,4 % [7]. Le réseau de distribution est déjà en place : environ 115 concessions en France en juillet, exploitées avec des groupes dont Bymycar, Emil Frey et Bodemer [9]. À l'étranger, BYD a vendu 1 162 260 véhicules sur les huit premiers mois de 2026, en hausse de 85,72 % sur un an [6].

La direction a relevé ses objectifs deux fois. BYD vise désormais 1 900 000 à 2 000 000 de ventes hors de Chine en 2026. Cet objectif succède à celui de 1 500 000 fixé en mars, lui-même relevé depuis 1 300 000 en janvier, selon une note de Deutsche Bank [7].

BYD a livré 463 561 véhicules à énergies nouvelles en septembre, en hausse de 16,98 % sur un an, mais son total sur neuf mois, à 3 131 576, recule de 3,94 % [4]. Bloomberg rapportait, citant Li, que l'entreprise veut porter ses effectifs européens au-delà de 40 000 d'ici 2030, après avoir franchi les 10 000 à court terme [4].

Acheter des usines plutôt que les construire

Alfredo Altavilla est conseiller européen de BYD et ancien dirigeant de Fiat Chrysler. Il a déclaré à Turin en septembre que BYD aurait besoin, à terme, de trois usines d'assemblage et d'une usine de batteries en Europe [6][7]. Selon lui, BYD choisira le deuxième site d'assemblage d'ici la fin de l'année. Le constructeur préfère racheter et remettre en état une usine existante plutôt que d'en construire une neuve [6][7]. L'Espagne et la France sont les principales candidates [6].

« L'Italie reste le plan B », a déclaré Altavilla [6].

En mai, BYD était en discussions avancées pour racheter des usines inactives de Stellantis et d'autres constructeurs européens, et Li citait alors l'Italie comme candidate [1][2]. Li indiquait que le modèle préféré de BYD était la pleine propriété plutôt que les arrangements partagés, le contrôle exclusif étant selon elle « plus simple » [2]. Stellantis l'a déjà fait une fois : le groupe a renforcé son partenariat avec Leapmotor et lui a confié deux usines espagnoles [2].

L'action BYD s'échangeait à 8,38 EUR le 19 octobre, en baisse de 22 % depuis le début de l'année et proche de son plus bas sur 52 semaines, à 8,03 EUR [4].

La suite

BYD devrait décider du deuxième site d'assemblage européen d'ici la fin de l'année [6][7]. La production de sa première usine européenne, en Hongrie, doit démarrer au quatrième trimestre 2026 [3][5]. Li a aussi annoncé que BYD accréditerait davantage de concessionnaires au cours des deux prochaines années pour localiser son réseau de vente [5].

La France reste une simple candidate. BYD n'a annoncé ni site, ni montant d'investissement, ni effectif [4][5].

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Sources

16
  1. 01BYD Plant Talks In Europe Put Capital And Growth Trade Offs In FocusEN
  2. 02BYD eyes Stellantis plants as European expansion acceleratesEN
  3. 03China's BYD says Eyeing France for New Auto PlantEN
  4. 04BYD's Fangchengbao Hits 600,000 Sales as France Factory Talks and Hybrid Export Caps Take ShapeEN
  5. 05BYD considers France as a top candidate for its new European factoryJA
  6. 06BYD needs 3 assembly plants and 1 battery factory for long-term European expansion, adviser saysEN
  7. 07BYD Wants Three European Car Plants and a Battery Factory, Adviser SaysEN
  8. 08Chinese carmaker BYD considers opening a factory in FranceEN
  9. 09BYD's Robot Patent and ATTO 8 Debut Cut Through a Bruising Home MarketEN
  10. 10The New York Times is in talks to buy Letterboxd for around $330 millionEN
  11. 11Virtual power plants can help avoid overbuilt grid if AI boom goes bustEN
  12. 12France plans internet tax of 0.055 Euro per gigabyte downloadedEN
  13. 13A Michigan utility’s iffy plan to trap CO2 from its new gas plantsEN
  14. 14Kazakhstan Eyes Ambitious 2035 Goal for 2 Nuclear Power PlantsEN
  15. 15Cyberattack disrupts blood storage refrigeration systems in FranceEN
  16. 16Launch HN: Momentic (YC W24) – Agents that catch bugs by using your appEN

Tous les chiffres et citations de ce texte proviennent des sources citées ci-dessous.

Les contenus ont été préparés par l'équipe de rédaction, assistée par l'IA.

Julien Marchand

Julien Marchand

Sport, auto et voyages

Julien Marchand suit le sport, l’automobile et les voyages pour FLASH24. Il travaille à partir des feuilles de statistiques officielles, des classements et des comptes rendus de course, et il contrôle chaque chiffre avant publication. Il interroge aussi les commissaires sportifs, les directeurs d’écurie et les organisateurs de tournois, et il attend les mises à jour de la VAR pour recouper les décisions litigieuses. En dehors de la rédaction, il tient ses propres tableaux de statistiques de championnat, suit l’arbitrage vidéo et joue au basket amateur. Il ne publie pas un temps, une place ou un score sans deux sources concordantes.

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