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États-Unis : 36 949 emplois perdus dans l'énergie propre en 2025, une première depuis la pandémie

Les États-Unis ont perdu 36 949 emplois dans l'énergie propre en 2025, un premier recul annuel depuis la pandémie. C'est ce qui ressort de l'analyse d'E2, fondée sur les données d'emploi du département de l'Énergie et rapportée par Electrek le 28 septembre.

ConjonctureAnalyseDr Hélène FontainePublié le: 29 septembre 20263 min de lectureSources 10
États-Unis : 36 949 emplois perdus dans l'énergie propre en 2025, une première depuis la pandémie

Les États-Unis ont perdu 36 949 emplois dans l'énergie propre en 2025, un premier recul annuel depuis la pandémie. L'analyse d'E2 s'appuie sur les données d'emploi du département de l'Énergie, rapportées par Electrek le 28 septembre. L'emploi du secteur est retombé à 3,52 million de postes, ce qui efface près de 40 % des gains de 2024.

E2 rattache cette baisse à la politique fédérale. L'administration Trump et le Congrès républicain ont réduit le soutien à l'énergie propre et aux véhicules électriques. Le suivi de projets du groupe recense 142 projets de fabrication, de production et de stockage annulés ou réduits en 2025. Les pertes ont touché 35 États. La Californie en a supprimé près de 21 000, le plus grand nombre du pays, tandis que la Floride en a gagné environ 3 800. Le stockage par batteries, les travaux sur le réseau et les biocarburants affichent de légers gains. Sur la même base de données du DOE, l'ensemble du secteur énergétique américain a perdu environ 86 000 emplois en 2025. L'énergie propre pèse près de 43 % de ce recul, mais reste la première composante de la main-d'œuvre du secteur, avec plus de 3,5 millions de personnes. Le pétrole et le gaz emploient 958 000 personnes, le charbon 125 000 et le nucléaire 70 000.

Une réserve s'impose. Ces chiffres montrent l'ampleur du recul, mais ils n'établissent pas combien d'emplois ont été perdus à cause d'un changement de politique précis. Le rapport complet d'E2, Clean Jobs America 2026, avec le détail par État et par comté, n'est pas attendu avant octobre.

En Europe, la facture se lit dans les prix, pas dans l'emploi

De l'autre côté de l'Atlantique, la pression passe par les prix. The Conversation notait le 29 septembre que le baril au hub américain valait 66 dollars fin février 2026, avant l'attaque des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, puis 101 dollars le 13 avril, après la fermeture de fait du détroit d'Ormuz. Les auteurs, un économiste de l'énergie et un économiste du commerce international, retracent la destination de l'argent supplémentaire : surtout les compagnies pétrolières, et dans le bassin permien, les actionnaires, via les dividendes, la réduction de la dette, les rachats d'actions et le forage.

Un brut plus cher se répercute sur l'industrie. Les gros titres récents du dossier évoquent des prix du diesel à des sommets historiques au Royaume-Uni, un Rhin sous son seuil de navigation et INEOS à l'arrêt sur la dernière usine d'acétyles d'échelle mondiale en Europe. Ce sont des titres d'actualité, pas des faits du dossier : à prendre comme contexte seulement. La réponse structurelle, s'il y en a une, c'est l'électrification. Dans sa publication Substack du 29 septembre, Hannah Ritchie reprend les chiffres du professeur d'Oxford Nick Eyre. La demande mondiale d'énergie finale tombe de 416 à 247 exajoules dans un système post-transition, tandis que la demande d'électricité monte de 110 à 189 EJ. Les voitures électriques convertissent environ 80 % de l'énergie en mouvement, contre 20 % pour l'essence. Les procédés industriels à haute température restent la partie difficile. Environ la moitié du kilométrage des poids lourds et deux tiers de l'aviation sont supposés fonctionner à l'hydrogène.

Le calcul est la nouvelle charge. CBC rapportait le 29 septembre que le ministre de l'Énergie de Terre-Neuve-et-Labrador, Lloyd Parrott, jugeait la porte de la province « ouverte aux affaires » pour les centres de données d'IA. Un communiqué du ministère confirme que des entreprises ont approché le gouvernement. La journaliste tech Paris Marx, autrice de Hyperscale, a déclaré à CBC que ces charges de travail sont « vraiment gourmandes en calcul ».

Efficient Computer a annoncé le 29 septembre avoir levé 97 M$ en série B, menée par TQ Ventures, pour des processeurs économes en énergie. Dans sa propre publication, l'entreprise soutient que la loi d'Amdahl plafonne les gains des accélérateurs spécialisés. Orange Business a été choisi comme partenaire réseau de la dorsale TESTA-EIRIS de l'UE, rapporte Light Reading le 29 septembre, avec une disponibilité promise de 99,999 % sur au moins 12 points de présence. Deux paris sur l'offre, face à la même contrainte.

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Sources

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  1. 01US clean energy jobs fell for the first time since the pandemicEN
  2. 02When oil prices spike, where does the money go?EN
  3. 03Electrification is efficiency: The world will need less energy after the transitionEN
  4. 04AI data centres in N.L.? The door is 'open for business,' says energy ministerEN
  5. 05Solving computing's energy problem with Efficient Computer's $97M Series BEN
  6. 06Orange Business to provide European Union's backbone network for trusted data exchangeEN
  7. 07Sustainable energy without the hot air (2008)EN
  8. 08Energy Timelines PhotovoltaicEN
  9. 09The Tech Industry: An AutopsyEN
  10. 10The Video Game Industries Dark NightEN

Tous les chiffres et citations de ce texte proviennent des sources citées ci-dessous.

Les contenus ont été préparés par l'équipe de rédaction, assistée par l'IA.

Dr Hélène Fontaine

Dr Hélène Fontaine

Économie, business et monde

Hélène Fontaine suit l'économie des entreprises, la conjoncture et l'international pour FLASH24. Elle croise les dépôts comptables, les rapports trimestriels et les indices d'activité, et ne retient un chiffre qu'après l'avoir comparé à sa source d'origine. Elle interroge chefs d'entreprise, économistes et syndicats, et attend chaque mois les publications de l'INSEE et de la BCE pour recouper ses tableaux. Cette rigueur vient aussi de son intérêt personnel pour la comptabilité des entreprises technologiques et les vélos cargo, deux sujets qu'elle traite avec la même méthode. Elle ne publie pas un chiffre sans avoir vérifié son calcul.

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