Hasina annonce son retour au Bangladesh en décembre malgré sa condamnation à mort
Sheikh Hasina, l'ancienne première ministre du Bangladesh renversée, a déclaré à l'Associated Press qu'elle rentrerait d'exil depuis l'Inde en décembre, alors qu'un tribunal l'a condamnée à mort en novembre 2025 et qu'elle pourrait être arrêtée à son arrivée.

Hasina a répondu aux questions par courriel. L'Associated Press a reçu sa réponse mercredi. « Si la mort est mon destin, je préfère mourir sur le sol de mon pays, parmi mon peuple », a-t-elle dit. Elle n'a pas précisé comment elle voyagerait depuis l'Inde, où elle vit depuis août 2024.
Elle s'attend à être arrêtée. « Je sais que je peux être arrêtée à mon retour. Je peux être emprisonnée, torturée ou même tuée », a-t-elle affirmé. « Je suis pleinement consciente de ces possibilités. Mais je ne peux pas passer le reste de ma vie à regarder mon peuple souffrir de loin. »
La peine à laquelle elle reviendrait
Le Tribunal international des crimes de Dhaka a condamné Hasina à mort le 17 novembre 2025, au terme d'un procès de plusieurs mois. Les juges ont conclu qu'elle avait ordonné la répression meurtrière du soulèvement mené par les étudiants en juillet et août 2024. La cour l'a condamnée à la prison à perpétuité pour crimes contre l'humanité et à la peine de mort pour le meurtre de plusieurs personnes pendant les manifestations. Elle a été jugée par contumace.
L'ancien ministre de l'Intérieur Asaduzzaman Khan Kamal a lui aussi été condamné à mort. Un ancien chef de la police a écopé de cinq ans après être devenu témoin de l'État contre Hasina et avoir plaidé coupable. Le verdict peut faire l'objet d'un appel devant la Cour suprême, mais le fils et conseiller de Hasina, Sajeeb Wazed, a déclaré à Reuters que la famille ne ferait pas appel tant qu'un gouvernement élu démocratiquement ne serait pas en place avec la participation de la Ligue Awami.
Hasina a qualifié le tribunal de « truqué » et affirmé qu'il avait été créé par un gouvernement non élu, sans mandat démocratique. Un rapport des Nations unies a estimé que jusqu'à 1 400 personnes ont été tuées entre le 15 juillet et le 5 août 2024, la plupart par des tirs des forces de sécurité.
Extradition et interdiction du parti
Le Bangladesh a demandé à plusieurs reprises à l'Inde de la lui remettre et affirme qu'un traité d'extradition de 2013 entre les deux pays couvre son cas. L'Inde a refusé. Le ministre junior des Affaires étrangères Humaiun Kobir a déclaré que Dhaka veut son transfert. « C'est une terroriste. C'est une fugitive », a-t-il dit, selon l'agence United News of Bangladesh.
Son parti reste interdit. La Ligue Awami a été écartée de l'élection de février 2026, remportée largement par Tarique Rahman, fils de l'ancienne première ministre Khaleda Zia, sous une administration intérimaire dirigée par Muhammad Yunus. Des dirigeants de premier plan du parti ont été arrêtés ou poussés à l'exil.
Hasina affirme qu'au moins 20 000 membres du parti ont été tués depuis août 2024 et que des milliers d'autres ont été arrêtés, torturés ou contraints de se cacher. L'AP indique que ces chiffres n'ont pas été établis de manière indépendante. Le gouvernement soutient que les arrestations reposent sur des chefs d'accusation précis et nie tout abus généralisé. Human Rights Watch et d'autres organisations de défense des droits ont critiqué le gouvernement de Rahman pour ses restrictions des droits civils et politiques.
Ce qui va se passer ensuite
Hasina a été première ministre de 2009 à 2024. Elle a annoncé pour la première fois en août son intention de rentrer en décembre et a précisé qu'elle donnerait plus tard la date, l'heure et le point d'entrée. Elle a dit à l'AP ne pas chercher la protection d'une puissance étrangère. « Je n'ai pas besoin de la bénédiction d'une puissance étrangère pour rentrer dans mon propre pays », a-t-elle déclaré.
Sources
21- 01How the Ban on the Awami League is Being Turned on Bangladesh's Garment WorkersEN
- 02For More Than 20 Years, Bangladesh's One Constant Has Been Political ViolenceEN
- 03Bangladesh's ousted premier Hasina says she will return from exile in December at any costEN
- 04Sheikh Hasina Vows to Return to Bangladesh in December 'At Any Cost' Despite Death SentenceEN
- 05Challenging times ahead for Bangladesh's ousted premier Sheikh HasinaEN
- 06'I Would Rather Die On My Own Soil': Sheikh Hasina Says Bangladesh Return Plan UnchangedEN
- 07Bangladesh's ousted PM Hasina sentenced to death for students crackdown - CNBCEN
- 08Bangladesh court issues death sentence against ex-PM who fled country - ABC News & Headlines – Australian Broadcasting CorporationEN
- 09Bangladesh court to deliver verdict against ousted PM Hasina on Nov 13 - The Straits TimesEN
- 10Bangladesh Ex-PM Sheikh Hasina Ready To Face Death On Her Own Soil, Says 'I May Be Tortured Or Killed, But...'EN
- 11Will return from exile in December at any cost: Bangladesh ex-PM HasinaEN
- 12Sheikh Hasina Says She Needs No Foreign Powers’ Blessings for Return to Bangladesh in December PlansEN
- 13The US Midterm Election Results Remind Us To Focus On The “Foundation Of Our Democracy”EN
- 14Sarepta quits enrolling for confirmatory Phase 3 trial of ElevidysEN
- 15Top clean energy wins from the midterm electionsEN
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- 17Sierra Club Response to Midterm Election ResultsEN
- 18 AI data centers comprehensively defeated at US midterm elections EN
- 19The Naf River Exposes a Gap in Bangladesh’s Maritime StrategyEN
- 20What Bangladeshi Prime Minister Tarique Rahman Brought Home From JapanEN
- 21Researchers asked people to use AI chatbots for election info – results were mixedEN
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