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SNE Research : CATL et BYD détiennent 54,6 % du marché mondial des batteries pour véhicules électriques

CATL et BYD contrôlaient ensemble 54,6 % du marché mondial des batteries pour véhicules électriques de janvier à août 2026, selon les données de SNE Research publiées vendredi. En parallèle, les décideurs européens examinent une réforme du marché du carbone qui redessinerait la demande industrielle en batteries et en énergie propre.

ConjonctureActualitéDr Hélène FontainePublié le: 2 octobre 20266 min de lectureSources 11
SNE Research : CATL et BYD détiennent 54,6 % du marché mondial des batteries pour véhicules électriques

Les installations mondiales de batteries pour véhicules électriques ont atteint 844,2 GWh au cours des huit premiers mois de 2026, en hausse de 19,7 % sur un an, selon la société sud-coréenne de recherche de marché SNE Research. Août seul a représenté 116,8 GWh, soit une hausse de 14,3 % par rapport au même mois de l'année précédente. Ces chiffres couvrent les véhicules électriques, les hybrides rechargeables et les hybrides conventionnels.

CATL reste en tête avec 333,0 GWh, en hausse de 25,2 % sur un an, et sa part de marché est passée de 37,7 % à 39,4 %. BYD arrive deuxième avec 127,9 GWh, en hausse de 6,2 %, bien que sa part soit passée de 17,1 % à 15,1 %. CnEVPost, qui a rapporté les données de SNE le 2 octobre, a noté que les sept entreprises chinoises du top 10 détenaient conjointement 73,3 % du marché.

C'est en dehors du top deux que l'histoire devient intéressante.

LG Energy Solution de Corée du Sud a conservé la troisième place avec 68,3 GWh, en hausse de seulement 0,9 %, et sa part est tombée à 8,1 % contre 9,6 %. SNE Research a indiqué que LGES continuait d'approvisionner Tesla, GM, Hyundai Motor Group et Volkswagen, mais que sa croissance était bien en retard par rapport au marché global. Les installations en Amérique du Nord ont chuté de 42,3 % sur un an à 14,6 GWh, compensant les gains en Europe et en Asie. Ce chiffre régional est le signe le plus clair à ce jour que la géographie de la demande en batteries s'éloigne des États-Unis.

Le chinois CALB se classe quatrième avec 44,4 GWh, en hausse de 32,6 %, portant sa part à 5,3 %. Gotion High-tech est cinquième avec 41,5 GWh, en hausse de 47,1 %, avec une part de 4,9 %. Le japonais Panasonic est sixième avec 29,7 GWh, en hausse de 1,8 %, soutenu par les ventes de Tesla en Amérique du Nord, mais sa part est tombée à 3,5 % contre 4,1 %. Eve Energy a enregistré la plus forte croissance du groupe de tête, en hausse de 53,9 % à 29,5 GWh. SK On est la seule entreprise du top 10 à avoir reculé, en baisse de 14,5 % à 24,9 GWh.

Ces chiffres d'installation importent pour l'argument du marché du carbone, car les batteries et les énergies renouvelables sont de plus en plus la même décision d'achat. CleanTechnica a rapporté le 29 septembre qu'une analyse de Transport & Environment a révélé que les chiffres de dépréciation de l'industrie pour les véhicules électriques omettent cinq variables clés. Sur les quatre plus grands marchés de l'UE, l'Allemagne, la France, l'Italie et l'Espagne, les données de transactions de voitures d'occasion de 2025 ont montré un écart de dépréciation de 12,9 points de pourcentage entre les voitures à combustion et les voitures électriques. En ajustant pour les subventions, les taxes d'acquisition, l'inflation et la composition des flottes, cet écart est réduit de 80 %, à 2,6 points de pourcentage, selon T&E.

Stef Cornelis, directeur des programmes Electric Fleets and Freight chez T&E, a déclaré dans le rapport : « L'industrie peint un tableau trop simpliste de la dépréciation des véhicules électriques pour justifier son opposition aux objectifs d'électrification des flottes de l'UE. En réalité, des objectifs contraignants créent une prévisibilité du marché, permettant aux sociétés de location de gérer la dépréciation avec plus de certitude. »

T&E pousse les parlementaires de l'UE à soutenir la prochaine Règlementation sur les véhicules propres d'entreprise, qui fixerait des objectifs d'électrification pour les flottes des grandes entreprises. Le groupe soutient que ce règlement sécuriserait une demande soutenue de véhicules électriques et comblerait l'écart de dépréciation restant.

Bruxelles sous la pression des États membres

Le combat sur la réforme du marché du carbone se déroule en parallèle. L'Italie et la République tchèque ont appelé l'UE à assouplir les règles sur les quotas d'émissions de carbone et l'approvisionnement en énergie, a rapporté Reuters le 29 septembre, les deux gouvernements arguant que les coûts actuels sont trop lourds pour l'industrie et les ménages. La Commission européenne a averti contre les « déjeuners gratuits » dans la réforme, selon EU Perspectives le 1er octobre. La Pologne a exigé une réforme profonde du marché du carbone de l'UE pour protéger l'industrie et les ménages, une position qu'elle maintient depuis au moins mars. L'EPP a poussé à assouplir les réformes pour protéger l'industrie.

Ces positions ne sont pas académiques. Les analystes ont déjà abaissé leurs prévisions du prix du carbone de l'UE pour 2026 et 2027 sur la base des propositions de réforme. La forme du texte final déterminera quelle part du coût de la décarbonisation retombera sur les bilans industriels, et donc à quelle vitesse les usines européennes électrifieront leurs processus et achèteront les batteries et l'énergie propre qui y sont associées.

Hors d'Europe, le paysage de la demande est plus simple. CleanTechnica a rapporté le 1er octobre que l'Équateur a atteint une part de 19,3 % pour les véhicules électriques en août, avec 13,8 % pour les véhicules électriques à batterie et 5,5 % pour les hybrides rechargeables. Les ventes jusqu'en 2026 ont augmenté de 276 %, et de 426 % en août seul. Les BEV ont dépassé 2 000 unités par mois pour la première fois, et les PHEV ont dépassé 800. BYD est resté le leader du marché, mais sa part est passée de plus de 70 % en 2024 à moins de 30 % en 2026.

Côté offre, la capacité en puces et matériaux s'agrandit. La revue hebdomadaire de Semiconductor Engineering du 2 octobre a rapporté que Samsung Electro-Mechanics investirait environ 4 900 000 000 $ pour étendre sa capacité de substrats d'empaquetage FCBGA en Corée du Sud et au Vietnam pour les serveurs IA, et que TOPPAN a ouvert son premier site de production de substrats FC-BGA à l'étranger à Singapour. Infineon a ouvert la première phase d'un hub de fabrication backend à Bangkok. TSMC évaluerait un investissement dans la fabrication de semi-conducteurs au Texas, selon Bloomberg, ce qui élargirait sa présence aux États-Unis au-delà d'une construction de 265 000 000 000 $ en Arizona.

Le secteur spatial européen fait le même argument de chaîne d'approvisionnement que les réformistes du marché du carbone font au sol. Lors de l'événement de presse Pretzl Connect 2026 à Budapest, Kate Underhill, architecte de propulsion future pour le transport spatial à l'Agence spatiale européenne, a déclaré à EE Times que la dépendance de l'Europe aux semi-conducteurs étrangers crée des risques pour le matériel automobile, télécom et spatial. Elle a dit que les systèmes spatiaux fonctionnent typiquement « au moins 10 ans en retard sur l'électronique grand public », et a décrit une tentative de l'ESA de commander 10 diodes laser à un fournisseur allemand qui exigeait une commande minimale de 10 000 unités. « S'il y a un composant américain sur votre satellite, vous devez vous conformer aux réglementations américaines », a déclaré Underhill.

L'économie politique du marché du carbone de l'UE ne concerne pas seulement les prix. Il s'agit de savoir si les fabricants européens peuvent sécuriser les composants, les batteries et l'énergie dont ils ont besoin à un coût qui leur permette de concurrencer. Le solaire offre un aperçu. Canary Media a rapporté le 24 septembre que Tim Pawlenty, ancien gouverneur du Minnesota, a pris les fonctions de président et PDG de la Solar Energy Industries Association en juin. Il a décrit la position politique du solaire à Washington comme « relativement sombre » après que les républicains ont éviscéré les dispositions climatiques de la loi Inflation Reduction Act dans la One Big Beautiful Bill Act de l'année dernière, mais a soutenu que les incitations à la fabrication domestique ont survécu. « Finalement, les décideurs rattrapent les faits », a dit Pawlenty. « Nous avons de très bons faits de notre côté. »

La proposition de la Commission sur le marché du carbone devrait être l'arène où ces faits seront testés. Pour les fabricants de batteries, le signal à court terme est déjà visible : les producteurs chinois gagnent des parts, les installations en Amérique du Nord chutent, et la demande européenne dépend de savoir si le cadre réglementaire rendra l'électrification moins chère ou plus chère pour les entreprises qui achètent les cellules.

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Sources

11
  1. 01Global EV battery market share in January-August 2026: CATL 39.4%, BYD 15.1%EN
  2. 02Second-Hand EVs Retain Their Value Better Than Industry Claims — New StudyEN
  3. 03A New Star Is Born As EVs Reach 19% Market Share In Ecuador In August!EN
  4. 04Chip Industry Week In ReviewEN
  5. 05Europe’s Space Industry Seeks Greater Supply Chain ControlEN
  6. 06Meet the solar industry’s new Republican evangelistEN
  7. 07How ‘Industry 5.0’ integrates human expertise with artificial intelligenceEN
  8. 08Carbonato Botnet Compromises Docker Hosts to Deploy Telegram-Controlled Hermes AI AgentEN
  9. 09How Maven Robotics plans to automate industrial work, one task at a timeEN
  10. 10Agile Space Industries Expands Leadership Structure to Support Next Phase of GrowthEN
  11. 11True or false on space industry trends with Pacôme RévillonEN

Tous les chiffres et citations de ce texte proviennent des sources citées ci-dessous.

Les contenus ont été préparés par l'équipe de rédaction, assistée par l'IA.

Dr Hélène Fontaine

Dr Hélène Fontaine

Économie, business et monde

Hélène Fontaine suit l'économie des entreprises, la conjoncture et l'international pour FLASH24. Elle croise les dépôts comptables, les rapports trimestriels et les indices d'activité, et ne retient un chiffre qu'après l'avoir comparé à sa source d'origine. Elle interroge chefs d'entreprise, économistes et syndicats, et attend chaque mois les publications de l'INSEE et de la BCE pour recouper ses tableaux. Cette rigueur vient aussi de son intérêt personnel pour la comptabilité des entreprises technologiques et les vélos cargo, deux sujets qu'elle traite avec la même méthode. Elle ne publie pas un chiffre sans avoir vérifié son calcul.

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