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Le Zimbabwe lance un projet du Fonds pandémique de 14,33 millions de dollars, avec cinq centres d'urgence et 25 laboratoires

Le Zimbabwe a lancé un projet du Fonds pandémique de trois ans, doté de 14,33 millions de dollars, pour construire cinq centres d'opérations d'urgence de santé publique et moderniser 25 laboratoires. Channel Africa a annoncé le lancement le 3 novembre.

SantéActualitéAmélie BernardPublié le: 4 novembre 20264 min de lectureSources 22
Le Zimbabwe lance un projet du Fonds pandémique de 14,33 millions de dollars, avec cinq centres d'urgence et 25 laboratoires

Le déploiement surveillance du Zimbabwe, à 14,33 millions de dollars

Le Zimbabwe a lancé un projet du Fonds pandémique de trois ans d'une valeur de 14,33 millions de dollars, a rapporté Channel Africa le 3 novembre. Il court de 2026 à 2028.

La subvention s'accompagne de 49 millions de dollars de cofinancement des partenaires et de 91,8 millions de dollars d'investissement conjoint du gouvernement, selon le rapport. Le Groupe de la Banque africaine de développement, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture et l'UNICEF le mettront en oeuvre avec des ministères et d'autres partenaires. L'argent finance des capacités physiques : cinq centres d'opérations d'urgence de santé publique et la modernisation de 25 laboratoires, cinq nationaux et 20 infranationaux. Ces laboratoires doivent renforcer le diagnostic rapide, les tests de résistance aux antimicrobiens, le séquençage génomique et la biosécurité. Plus de 10 000 professionnels seront formés à la surveillance des maladies, à la préparation aux urgences, à la communication sur les risques et à la mobilisation communautaire.

Le ministre de la Santé et de la Protection de l'enfance, Douglas Mombeshora, a présenté l'effort dans une perspective large. « La préparation aux pandémies exige un effort de tout le gouvernement et de toute la société, selon l'approche One Health », a-t-il déclaré.

Le projet élargit aussi la surveillance communautaire, environnementale et transfrontalière des maladies. Il s'appuie sur le numérique, des stations météorologiques automatisées, l'écoute des réseaux sociaux et les retours du public. Des exercices de simulation annuels testeront l'état de préparation, et le projet renforcera l'évaluation des risques aux points d'entrée. La veille communautaire et des campagnes multilingues devraient toucher jusqu'à 2 millions de personnes. La responsable pays de la BAD, Eyerusalem Fasika, a qualifié la subvention de « passage décisif d'un endiguement réactif à une protection proactive ».

Pourquoi c'est important : l'objectif des 24 heures

Le Hub de l'OMS pour le renseignement sur les pandémies et les épidémies a publié sa stratégie à la mi-octobre, au Sommet mondial de la santé à Berlin. Son objectif : que chaque pays détecte et évalue les nouvelles menaces sanitaires dans les 24 heures suivant leur apparition, d'ici 2030. Des simulations assistées par IA, le séquençage génomique et le renseignement en sources ouvertes figurent parmi les outils qu'elle cite. Le hub a travaillé avec plus de 160 pays, 190 partenaires et des milliers de scientifiques et de décideurs, et l'Allemagne a apporté 90 millions d'euros de financement au centre. La chancelière de l'époque, Angela Merkel, et le chef de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, l'ont créé à Berlin en 2021. Les nouveaux laboratoires et centres du Zimbabwe doivent s'intégrer à ce réseau.

L'ONUSIDA a salué la Déclaration politique de l'Assemblée générale des Nations unies sur la prévention, la préparation et la riposte aux pandémies. La déclaration a été adoptée le 12 octobre 2026.

La tâche de surveillance est immense. Naveen Kumar, directeur de l'Institut national de virologie de l'Inde, a indiqué que 300 à 400 nouveaux virus s'ajoutent chaque année à la liste connue, qui en compte aujourd'hui plus de 17 000. Il a aussi précisé que plus de 70 % des maladies infectieuses passent de l'animal à l'homme.

La pile technologique : dépistage par IA et jumeaux numériques

Des chercheurs de l'Université technique du Danemark, de l'Université technique de Munich et de Bristol Myers Squibb ont entraîné PathogenFinder2 sur 16 297 génomes de bactéries pathogènes et 4 882 génomes de bactéries inoffensives. Appliqué à 2 739 génomes bactériens issus d'eaux usées du monde entier, il en a signalé 370 comme pathogènes potentiels pour l'homme, dont des familles jamais associées auparavant à une maladie humaine. Bioinformatics a rapporté ces travaux. Les jumeaux numériques constituent l'autre volet. Le Hub de l'OMS a organisé un forum sur les jumeaux numériques pour la préparation aux pandémies à Berlin le 20 juin 2024, et BMC Proceedings a publié le compte rendu de la réunion. Le rapport distingue les jumeaux numériques des modèles d'IA classiques : les jumeaux intègrent des données en temps réel et exigent une supervision humaine continue et une validation par des experts.

Ce qui reste inconnu

Le Zimbabwe participe aussi à un programme régional distinct de 35,8 millions de dollars pour l'Afrique australe, mis en oeuvre par l'OMS. Il concerne huit pays. Il porte sur des systèmes d'alerte précoce sensibles au climat, des laboratoires plus solides, les capacités des personnels et la coordination transfrontalière.

Ni l'une ni l'autre des parties n'a dit à quel rythme les nouvelles installations fonctionneront. On ignore aussi si la subvention de 14,33 millions de dollars couvre l'ensemble des travaux, compte tenu des 91,8 millions de dollars d'investissement conjoint du gouvernement.

La stratégie de l'OMS a une échéance en 2030. Le projet du Zimbabwe s'achève en 2028.

L'ONUSIDA a appelé les gouvernements à conclure un accord équitable sur le système d'accès et de partage des avantages liés aux agents pathogènes, estimant que les engagements de la déclaration nécessitent cette étape suivante.

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Sources

22
  1. 01Zimbabwe launches $14.33m pandemic preparedness project - Channel AfricaEN
  2. 02Spot pandemics early with a global surveillance networkEN
  3. 03India’s Pandemic Preparedness Faces a New Test Beyond CovidEN
  4. 04AI Tool Could Help Spot Dangerous Bacteria Before the Next Pandemic - StudyFindsEN
  5. 05Digital Twins Move From Aerospace to Pandemic PreparednessEN
  6. 06UNAIDS welcomes adoption of UN General Assembly Political Declaration on Pandemic Prevention, Preparedness and ResponseEN
  7. 07Anthropic is working on a system to prove AI models’ identityEN
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Tous les chiffres et citations de ce texte proviennent des sources citées ci-dessous.

Les contenus ont été préparés par l'équipe de rédaction, assistée par l'IA.

Amélie Bernard

Amélie Bernard

Science et santé

Amélie Bernard couvre les sciences et la santé pour FLASH24, en s'appuyant sur les publications évaluées par les pairs, les communiqués des agences et les données brutes des études, sans reprendre les reprises de presse. Elle vérifie chaque chiffre en remontant à la source, compare les méthodologies et signale les tailles d'échantillon douteuses. Elle interroge régulièrement des chercheurs et des soignants, et attend les mises à jour des revues à comité de lecture avant de publier. Sa formation en physique des matériaux lui sert à décrypter les résultats techniques, et elle observe le ciel avec son propre télescope. Elle ne publie pas une donnée qu'elle n'a pas pu reproduire.

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