Google paie environ 100 éditeurs pour ses AI Overviews, certains touchent moins de 1 000 dollars
Google verse de l'argent à environ cent éditeurs, blogs et sites pour les contenus qui apparaissent dans ses AI Overviews. Les sommes vont de moins de 1 000 dollars à plus de 1 000 000 de dollars par média, selon une enquête de The Information résumée par heise online le 1er octobre.

Le programme pilote n'a pas de grille tarifaire publiée, pas de règles d'éligibilité publiées et pas de budget total publié. Ce qu'il a, d'après l'enquête de The Information, c'est un écart assez large pour ressembler moins à un barème qu'à une série d'accords individuels. Un éditeur a déclaré au média avoir reçu environ 50 000 à 60 000 dollars à ce jour, une somme qu'il juge négligeable pour son activité globale. Un participant plus ancien a indiqué avoir dépassé 1 000 000 de dollars, ce qui représente selon lui une part bien plus importante de ses revenus.
Les petits sites s'en sortent moins bien. Sur plusieurs mois, certains ont reçu moins de 1 000 dollars. Pour plusieurs éditeurs de taille petite et moyenne, les paiements représentaient moins de 0,1 % de leurs revenus publicitaires, selon les recherches de The Information. Heise online a publié son résumé de cette enquête le 1er octobre.
Certains éditeurs restent à l'écart
Le bas de la fourchette aurait dissuadé plusieurs grands groupes de médias de rejoindre le programme. En restant sur la touche, ils espèrent pousser Google et d'autres fournisseurs d'IA vers des paiements plus élevés, rapporte heise.
D'autres éditeurs voient dans le pilote une reconnaissance du terrain : un moyen d'apprendre quelles pages Google et son IA valorisent le plus, et de réorienter leur stratégie éditoriale en fonction de ce signal. Google ne partage pas ces données pour l'instant, indique heise, et les participants qui suivent leurs gains via la Google Search Console ignorent souvent comment chaque montant est calculé, selon Digiday. Aucune formule publique n'explique l'écart entre ce que reçoit un grand éditeur et un petit.
Aucune formule publique n'explique l'écart entre ce que reçoit un grand éditeur et un petit.
Le contexte compte. La position historique de Google était que les éditeurs n'avaient pas besoin d'être payés pour leur visibilité dans la recherche, puisque le moteur renvoyait du trafic vers leurs pages. Depuis que les AI Overviews, ces résumés générés par IA affichés directement sur la page de résultats, se sont généralisés, ce trafic a visiblement diminué. Le pilote accompagne donc une pression réglementaire croissante : Google fait actuellement face à plusieurs procédures judiciaires sur le sujet, note heise.
En parallèle, Google semble faire pression sur les éditeurs pour les licences d'IA. Selon heise, quiconque veut rejoindre le nouveau programme pilote d'IA pour Google News doit accorder à l'entreprise des droits étendus sur ses contenus, parfois comme condition du maintien des paiements existants.
Les tribunaux ont aussi tranché
Le 1er octobre, le jour même du résumé allemand, un juge fédéral américain a rejeté les poursuites antitrust de Chegg et de Penske Media contre les AI Overviews de Google, rapporte Reuters. Search Engine Journal a indiqué que le juge avait reconnu un préjudice pour les éditeurs tout en rejetant les demandes. Press Gazette a présenté la décision sous l'angle de l'absence d'accord formel entre les parties. Search Engine Roundtable l'a résumée ainsi : la plainte a été rejetée parce qu'il n'existait aucun accord formel avec les éditeurs.
Cette distinction touche au cœur du pilote. Si Google n'a pas d'accord formel avec les éditeurs, il peut fixer les paiements de façon unilatérale, les moduler selon le média et refuser d'expliquer sa méthode. Les chiffres de The Information, apparus le 29 septembre et largement repris le lendemain, sont ce qui ressemble le plus à une comptabilité publique à ce jour. Ars Technica a rapporté le 30 septembre que cette première tentative de payer les sites pour les réponses d'IA peine à fonctionner. The Verge a couvert le même test le 30 septembre.
Les éditeurs n'attendent pas que l'expérience arrive à maturité. Digiday a rapporté le 1er octobre que les éditeurs transforment l'optimisation pour moteurs génératifs, GEO, d'une expérimentation en une activité commerciale, avec des recrutements et une offre vendue comme un service. C'est une couverture : si le trafic de renvoi continue de baisser, être cité dans une réponse d'IA devient un canal à part entière, avec ses propres indicateurs et son propre argumentaire de vente.
Les chiffres de trafic derrière cette couverture sont mauvais. ADWEEK a rapporté le 28 septembre que les données de Chartbeat montrent des renvois Google en baisse de 36 % sur un an, les éditeurs poussant plutôt leurs audiences vers leurs propres canaux. Search Engine Roundtable a signalé le 25 septembre que la mise à jour anti-spam de septembre 2026 de Google était déployée, avec des changements sur le trafic Discover et de nouveaux rapports de recherche multimodale. Le 1er octobre, TechJuice a rapporté que les AI Overviews remplacent les marques dans les résultats de recherche encore plus souvent qu'avant.
Ce que les paiements achètent vraiment
Pour les éditeurs du pilote, la question pratique n'est pas le chiffre affiché mais le contrat. Heise décrit un programme où les participants peuvent ignorer comment leurs montants individuels sont calculés, ne voient pas la valeur que Google attribue à un contenu précis, et, dans le cas de Google News, peuvent se voir imposer de larges droits sur leurs contenus comme prix du maintien des paiements. C'est une position de négociation faible, et le refus rapporté de certains grands éditeurs d'y entrer ressemble à une tentative de l'améliorer collectivement plutôt qu'individuellement.
Google n'a pas publié le nombre de participants, la dépense totale ni les conditions. L'enquête de The Information évalue le nombre de participants à environ cent. Tout le reste, y compris l'écart entre l'éditeur à 1 000 000 de dollars et ceux à moins de 1 000 dollars, vient de témoignages individuels recueillis par ce média ou relayés par heise online, Investing.com, PPC Land et d'autres le 30 septembre et le 1er octobre.
Une seconde voie avance en parallèle. Mashable SEA a rapporté le 30 septembre que Condé Nast, Hearst et environ 300 autres éditeurs font pression sur le Congrès pour interdire le scraping par les bots. C'est une voie législative vers le même objectif que le pilote est censé traiter : une rémunération pour les contenus qui alimentent les réponses d'IA. C'est aussi une voie plus lente.
Pour l'instant, le pilote reste un test dont le dénominateur est inconnu. Les chiffres de The Information décrivent une distribution, pas un tarif. Certains médias dépassent le million de dollars ; d'autres touchent moins de 1 000 dollars sur plusieurs mois. Google n'a pas dit qui est qui, ni pourquoi, et le juge qui a rejeté les demandes de Chegg et Penske le 1er octobre ne l'a pas obligé à le faire.
Sources
15- 01KI-Übersichten: Google vergütet Publisher – Spanne offenbar enormEN
- 02OpenAI and Synopsys team up to build an AI model that designs chips like a seasoned engineerEN
- 03The Robot Report parent Arrowfly launches AI for Engineers platform, events for engineers navigating AIEN
- 04Agencies publish resolution plan feedback letters for 15 banking organizationsEN
- 05Valor, Atreides, and Sequoia back AI startup Flow Engineering at $750M valuationEN
- 06Canada Rocket Company plans first large-scale engine test site in London, OntarioEN
- 07Micron lawsuit claims Chinese memory maker YMTC poached its engineers, then sued it using its own stolen techEN
- 08Gears of War E-Day is an uncharacteristically CPU-heavy Unreal Engine 5 gameEN
- 09Trace.Space launches Trinity to tackle hardware engineering's next bottleneckEN
- 10Launching Vespper DOCX MCP: 3× faster, 2× cheaper, more accurateEN
- 11How to Develop Software Engineering Skills in the Age of AIEN
- 12Anatomy of a (Postgres) Search EngineEN
- 13SereneDB launches superfast S3 data search engineEN
- 14AI Security Is an Engineering Problem — How to Solve It at Every Layer of the Agent StackEN
- 15Engineering the Substation Exit for Reliability, Capacity, and ExpansionEN
Tous les chiffres et citations de ce texte proviennent des sources citées ci-dessous.
Les contenus ont été préparés par l'équipe de rédaction, assistée par l'IA.
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