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Le permis de conduire numérique arrive en Allemagne fin novembre, sans remplacer la carte

Le permis de conduire numérique devrait être disponible dans l'application i-Kfz d'ici la fin novembre, a déclaré le ministère fédéral des Transports à la Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, selon des propos rapportés le 3 novembre. Il viendra s'ajouter à la carte physique, sans la remplacer.

SantéExpliquéAmélie BernardPublié le: 3 novembre 20265 min de lectureSources 11
Le permis de conduire numérique arrive en Allemagne fin novembre, sans remplacer la carte

La nouvelle est modeste et administrative. Elle est tombée le 3 novembre. Le ministère fédéral des Transports (BMV) a indiqué à la Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung que le permis de conduire numérique arriverait d'ici la fin novembre, comme l'ont rapporté heise online et t3n le même jour. Aucune date précise n'est fixée. Le ministère parle d'un déploiement dans les quatre semaines à venir.

Jusqu'ici, le BMV n'évoquait que la fin de l'année.

Le mécanisme est banal : pas de nouvelle application. Les titulaires stockeront leur permis dans l'application i-Kfz. Le Kraftfahrt-Bundesamt (KBA) et la Bundesdruckerei l'ont développée ensemble pour le compte du ministère, selon heise. L'application permet déjà aux conducteurs de conserver leur certificat d'immatriculation, de consulter les données du véhicule, de transmettre le document et de le faire vérifier. Elle peut contenir un nombre quelconque de certificats d'immatriculation. Une fois le permis sur le téléphone, les conducteurs n'auront plus à porter la version papier ou plastique en Allemagne. Le téléphone suffira. Mais la copie numérique est un ajout, pas un remplacement. La carte physique reste valable et demeure obligatoire pour les voyages à l'étranger, rapportent les deux médias. Le ministère soutient aussi que l'application facilitera l'usage des voitures de location et des services d'autopartage. Le même argument a accompagné des projets similaires de documents numériques dans d'autres États de l'UE.

Ce qui change pour les conducteurs, et ce qui ne change pas

La dimension européenne explique pourquoi l'affaire n'est pas purement allemande. Un permis de conduire numérique à l'échelle de l'Union doit arriver au plus tard en 2030. La formulation du Parlement européen, citée par heise, est claire : « À l'avenir, il existera dans tous les États de l'UE un permis de conduire numérique, accessible via smartphone et valable dans toute l'UE. » C'est une promesse assortie d'une échéance à six ans. La version nationale allemande arrive d'abord, comme document strictement interne.

Les exigences techniques sont là où le projet devient moins net. Le KBA indique que l'application est gratuite et fonctionne sur les iPhone à partir d'iOS 17 et les appareils Android à partir de la version 12, selon heise. Les systèmes Android alternatifs sans services Google préinstallés, comme LineageOS ou GrapheneOS, ne sont apparemment pas pris en charge. Le ministère précise que l'application ne fonctionne pas non plus sur les appareils Huawei ni sur les anciens modèles Motorola. Les Motorola Edge 50 Neo, Edge 50 Ultra et Razr 50 Ultra sont compatibles.

Stocker le permis exige une preuve d'identité électronique, que fournit une carte d'identité électronique. Les utilisateurs s'identifient dans l'application via la fonction d'identité en ligne, qui nécessite le code PIN délivré avec la carte. Ceux qui ont perdu ce code disposent d'une solution. Le gouvernement fédéral a rétabli début octobre le service de réinitialisation du code PIN de la carte d'identité électronique, rapporte heise. Le service est gratuit et la lettre contenant le nouveau code arrive par envoi post-Ident.

La question policière à laquelle personne n'a répondu

Le déploiement ravive aussi un débat plus ancien sur les contrôles. Le Gewerkschaft der Polizei (GdP) soutenait l'an dernier la numérisation des documents de véhicule et de conduite. « Des preuves modernes et numériques peuvent simplifier les procédures administratives, économiser des ressources et faciliter le quotidien des citoyens », a déclaré Michael Mertens, vice-président fédéral du syndicat, dans un communiqué cité par t3n.

Le même syndicat s'est montré direct sur le volet policier. « Il n'existe jusqu'ici aucune formation uniforme à l'échelle nationale sur la manière de contrôler ou de documenter des documents numériques en toute sécurité juridique », a déclaré Michael Mertens fin 2025, selon t3n. Il a ajouté que les preuves numériques doivent être vérifiées en temps réel dans les bases de données officielles. Sinon, les contrôles restent inégaux. Ces lacunes ont-elles été comblées depuis ? Selon t3n, cela reste à voir. Ni le ministère ni le KBA ne sont cités sur ce point.

L'adoption a au moins un point de départ. Selon le KBA, l'application i-Kfz était installée sur plus de deux millions de téléphones en août 2026, rapporte t3n. C'est un chiffre important en valeur absolue et modeste face aux quelque 40 millions de permis de conduire en circulation. Aucun chiffre n'est donné pour ce total, et nous n'en fournirons pas.

Pour un pays qui accuse régulièrement un retard dans les services publics numériques, le permis est un cas de test visible. Il est aussi étroit : un document qui existait déjà sous forme plastique, transposé dans une application qui existait déjà, sur des téléphones conformes à une liste d'exigences publiée. Les questions plus difficiles, sur la reconnaissance transfrontalière et la vérification policière, relèvent de Bruxelles et des États.

Pourquoi cela atterrit dans la rubrique santé

Le lien avec la santé numérique est indirect mais réel. Il passe par le même argument sur l'identité numérique. Les systèmes de santé poussent la même infrastructure : une identité vérifiée, un code PIN, un téléphone comme support. STAT rapportait le 3 novembre que la FDA et le CMS cherchent à collaborer avec les États sur la régulation de l'IA en santé. Cette information relève du même espace réglementaire, même si la newsletter est payante et que seuls son titre et son chapô sont accessibles. La comparaison ne nous appartient pas comme conclusion. Ce qui est clair, c'est que les obstacles pratiques sont identiques. t3n note que l'Allemagne accuse souvent un retard international en matière de numérisation et que le permis doit constituer la prochaine étape. La liste d'appareils compatibles, le code PIN de la carte d'identité et l'absence de formation policière uniforme sont le même type de friction que rencontrent les produits de santé numérique. Ils demandent aux patients de prouver qui ils sont avant qu'un dossier puisse être ouvert.

Il existe aussi un angle de santé publique d'un autre genre. La newsletter D.C. Diagnosis de STAT, publiée le 3 novembre, s'ouvre sur une remarque ironique : les élections sont associées à une hausse des arythmies et des crises cardiaques. C'est une remarque de newsletter, pas une étude, et l'article lui-même est réservé aux abonnés de STAT. Il vaut la peine de le signaler uniquement parce que cela montre avec quelle désinvolture les affirmations de santé circulent désormais dans la couverture technologique. C'est le même canal qui a porté la nouvelle du permis le 3 novembre.

Pour les conducteurs, la liste des choses à faire est courte. Vérifier que le téléphone figure parmi les appareils compatibles du KBA, retrouver le code PIN de la carte d'identité et attendre que le ministère annonce une date. La carte reste dans le portefeuille dans tous les cas.

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Sources

11
  1. 01Digitaler Führerschein kommt Ende NovemberEN
  2. 02Einführung des digitalen Führerscheins: Das müssen Autofahrer jetzt wissenEN
  3. 03FDA, CMS look to collaborate with states on health AIEN
  4. 04What do the midterms mean for health care?EN
  5. 05Digitalgipfel 2026: Was lange währt, wird nicht KI-NationEN
  6. 06The health care affordability midterms, and billing urgent care as EREN
  7. 07The economics of the U.S. health care system are brokenEN
  8. 08The 4 biggest ways the midterms could change health policyEN
  9. 09IEEE Xplore Digital Library Adds AI AssistantEN
  10. 10How digital membership platforms help sports NGBs leave the spreadsheets behindEN
  11. 11Southeast Asia's digital economy to hit $368 billionEN

Tous les chiffres et citations de ce texte proviennent des sources citées ci-dessous.

Les contenus ont été préparés par l'équipe de rédaction, assistée par l'IA.

Amélie Bernard

Amélie Bernard

Science et santé

Amélie Bernard couvre les sciences et la santé pour FLASH24, en s'appuyant sur les publications évaluées par les pairs, les communiqués des agences et les données brutes des études, sans reprendre les reprises de presse. Elle vérifie chaque chiffre en remontant à la source, compare les méthodologies et signale les tailles d'échantillon douteuses. Elle interroge régulièrement des chercheurs et des soignants, et attend les mises à jour des revues à comité de lecture avant de publier. Sa formation en physique des matériaux lui sert à décrypter les résultats techniques, et elle observe le ciel avec son propre télescope. Elle ne publie pas une donnée qu'elle n'a pas pu reproduire.

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