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Une étude de McGill montre que la peur brouille la frontière entre danger et sécurité chez la souris

La peur fait se chevaucher, plutôt que se séparer, les cartes cérébrales des lieux sûrs et des lieux dangereux, selon une étude de l'Université McGill menée sur des souris, publiée dans Nature Neuroscience et rapportée par ScienceDaily le 3 novembre.

SciencesExpliquéAmélie BernardPublié le: 3 novembre 20263 min de lectureSources 9
Une étude de McGill montre que la peur brouille la frontière entre danger et sécurité chez la souris

Les travaux, dirigés par des chercheurs du Centre de recherche Douglas de McGill et de l'Université de Toronto à Scarborough, ont combiné réalité augmentée et imagerie cérébrale en temps réel pour observer comment les souris mémorisaient des environnements menaçants et des environnements inoffensifs. ScienceDaily a rapporté les résultats le 3 novembre.

Entraînés à associer un contexte au danger et un autre à la sécurité, les animaux n'ont pas construit de motifs neuronaux de plus en plus distincts pour les deux. Leur activité hippocampique a commencé à se chevaucher. Les chercheurs avancent que cette réponse pourrait être utile : récupérer plus vite une information de menace quand l'environnement est ambigu.

« Nos résultats suggèrent que la peur brouille la frontière entre le danger et la sécurité plutôt qu'elle ne l'aiguise », a déclaré Mark Brandon, auteur principal, professeur agrégé au département de psychiatrie de McGill et chercheur au Douglas, selon ScienceDaily. « Cela pourrait changer la façon dont les scientifiques pensent l'anxiété et le trouble de stress post-traumatique. »

Des souris téléportées d'une pièce à l'autre

Le dispositif est ce qui frappe le plus. L'équipe a construit une arène où des images et des sons pouvaient faire passer les animaux d'un environnement virtuel à un autre sans les déplacer physiquement. Des microscopes miniatures suivaient en parallèle des centaines de neurones dans l'hippocampe, la région liée à l'apprentissage et à la mémoire. Robert Rozeske, professeur adjoint au département de psychologie de l'Université de Toronto et premier auteur, a déclaré que la méthode offrait « une vue instant par instant du cerveau qui bascule entre des cartes concurrentes de souvenirs dangereux et de souvenirs sûrs ». Selon lui, les expériences classiques de conditionnement à la peur ne permettent pas facilement d'obtenir cela.

L'affirmation clinique est celle qu'il faut manier avec prudence. L'étude porte sur des souris, et le lien avec l'anxiété et le trouble de stress post-traumatique chez l'humain est une hypothèse que les chercheurs soulèvent, pas un résultat qu'ils démontrent. Le compte rendu de ScienceDaily ne rapporte ni données humaines ni essai clinique.

D'autres travaux sur le cerveau cette semaine

L'étude sur la peur fait partie de plusieurs résultats en neurosciences de la semaine écoulée. Le 29 octobre, ScienceDaily a rapporté une étude dirigée par McGill et publiée dans Science Advances. L'équipe a mesuré l'activité cérébrale dans la bande bêta chez 25 personnes atteintes de schizophrénie et 25 témoins en bonne santé, et a trouvé des signaux plus faibles et plus lents dans le groupe des patients. Ceux qui présentaient les anomalies les plus marquées avaient aussi plus de mal à juger le moment des images et des sons, et un discours plus désorganisé.

Toujours le 29 octobre, ScienceDaily a couvert une étude de Neurology portant sur 12 772 adultes au Brésil suivis environ huit ans. Les plus gros consommateurs d'édulcorants hypocaloriques et sans calories présentaient un déclin de la mémoire et de la réflexion 62 % plus rapide, soit environ 1,6 année supplémentaire de vieillissement cérébral. Les auteurs, dont Claudia Kimie Suemoto de l'Université de São Paulo, ont souligné que le résultat est une association, pas une preuve de causalité. Le 27 octobre, James McPartland, de Yale, et ses collègues ont publié dans Nature Mental Health des travaux sur les réponses EEG aux visages chez environ 400 enfants autistes, en utilisant les 128 électrodes plutôt qu'une poignée de sites. Séparément, Roger Abounader, de l'UVA, a décrit une approche préclinique du glioblastome combinant ultrasons focalisés, nanoparticules et microARN, dans un rapport de ScienceDaily du 1er novembre.

Hors du laboratoire, Aspen Neuroscience et Bambusa ont toutes deux levé des fonds, selon des informations d'Endpoints News du 30 octobre. Google et le Stanford Accelerator for Learning ont lancé « Polar Peaks », une quête de littératie en IA pour les élèves de 11 à 14 ans construite autour de la connectomique, le 26 octobre.

Live Science a rapporté le 31 octobre qu'un mois d'entraînement en réalité virtuelle deux fois par semaine a aidé des étudiants de l'Université de Trente à faire des rêves lucides, dans une étude publiée le 28 septembre dans Frontiers in Psychology.

Le résultat de McGill ne change pas encore les traitements. Il change ce que les chercheurs cherchent dans l'hippocampe.

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Sources

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  1. 01The brain's hidden fear mechanism may explain anxiety and PTSDEN
  2. 02A single brain signal may explain schizophrenia's most puzzling symptomsEN
  3. 03Six popular sugar substitutes linked to faster brain agingEN
  4. 04The autistic brain processes faces differently than scientists thoughtEN
  5. 05Scientists use sound waves to deliver a new attack on deadly brain cancerEN
  6. 06Aspen Neuroscience lands $141M IPO, while Bambusa secures $169MEN
  7. 07Our newest AI Quest: Mapping the human brainEN
  8. 08Just 1 month of virtual reality training can turn people into lucid dreamers, small study findsEN
  9. 09How Beta Technologies Is Clearing the Runway for Electric FlightEN

Tous les chiffres et citations de ce texte proviennent des sources citées ci-dessous.

Les contenus ont été préparés par l'équipe de rédaction, assistée par l'IA.

Amélie Bernard

Amélie Bernard

Science et santé

Amélie Bernard couvre les sciences et la santé pour FLASH24, en s'appuyant sur les publications évaluées par les pairs, les communiqués des agences et les données brutes des études, sans reprendre les reprises de presse. Elle vérifie chaque chiffre en remontant à la source, compare les méthodologies et signale les tailles d'échantillon douteuses. Elle interroge régulièrement des chercheurs et des soignants, et attend les mises à jour des revues à comité de lecture avant de publier. Sa formation en physique des matériaux lui sert à décrypter les résultats techniques, et elle observe le ciel avec son propre télescope. Elle ne publie pas une donnée qu'elle n'a pas pu reproduire.

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