Les études sur les objets connectés misent sur l'activité et la fréquence cardiaque, selon une revue de 147 travaux
Une revue exploratoire publiée dans BMJ Open le 31 octobre a recensé 147 études cliniques sur les objets connectés. L'activité physique était la variable la plus mesurée, dans 106 travaux. Seuls 27 ont appliqué de l'apprentissage automatique aux données.

Cet écart compte pour quiconque lit une étude sur un objet connecté comme une preuve de bénéfice pour la santé. La revue décrit ce que les chercheurs ont mesuré. Elle ne dit pas si cette mesure a changé quoi que ce soit aux résultats cliniques.
Les hôpitaux, les assureurs et les fabricants vendent déjà les données des objets connectés comme une infrastructure clinique. La revue de BMJ Open a passé au crible 13 744 références pour retenir 147 articles originaux. Elle décrit un domaine vaste mais méthodologiquement mince. La plupart des études s'appuient sur des mesures issues de l'appareil et sur une analyse classique, pas sur des biomarqueurs numériques composites. Elle n'établit pas si une prise en charge guidée par ces objets améliore les résultats.
Une cartographie de 147 études sur les objets connectés
Les maladies cardiovasculaires étaient l'indication la plus étudiée, suivies de près par les maladies neurologiques. La taille médiane des échantillons était de 85 participants. L'étendue allait de 1 à 455 699.
L'activité physique a été mesurée dans 106 des 147 études, soit 72 pour cent. La fréquence cardiaque apparaissait dans 48 travaux (33 pour cent) et le sommeil dans 34 (22 pour cent). Quatre-vingt-dix-huit études ont utilisé les données des objets connectés pour mesurer des critères de jugement : 52 principaux et 46 secondaires. Au total, 49 s'en sont servies pour la surveillance d'une maladie. Les auteurs ont interrogé Scopus, Web of Science, la Cochrane Library, PubMed et ClinicalTrials.gov. Ils ont cherché les études publiées ou enregistrées entre janvier 2020 et juillet 2026.
Les auteurs n'ont mené aucune évaluation formelle de la qualité ni analyse du risque de biais, conformément à la méthode de la revue exploratoire. Cela limite ce que la revue peut dire de la solidité de ces preuves.
Le déficit analytique
Seules 27 des 147 études ont appliqué des méthodes informatiques avancées ou de l'apprentissage automatique. Neuf ont intégré plusieurs variables issues des objets connectés dans des biomarqueurs numériques composites ou spécifiques à une maladie.
La conclusion des auteurs est directe : la plupart des études reposaient sur des mesures issues de l'appareil et sur des méthodes analytiques classiques. C'est plus étroit que de dire que les objets connectés ne fonctionnent pas. Cela rejoint une seconde revue au ton voisin. Une revue systématique du MASCC sur la santé numérique dans les soins palliatifs oncologiques à domicile a trouvé 24 publications couvrant 23 études distinctes. Les travaux portaient sur des applications mobiles, la visioconférence, les objets connectés, des outils de dossier médical électronique et des plateformes web. Elle jugeait ces interventions globalement faisables et acceptables pour les patients, les aidants et les cliniciens. Mais elle concluait que les preuves restent hétérogènes et à un stade précoce.
Les hôpitaux et les industriels vendent déjà les données des objets connectés
Garmin a annoncé ses Health Awards 2026 lors d'un sommet à Bangkok le 29 octobre. Les prix ont attiré 113 candidatures venues de 31 pays.
Garmin a désigné six finalistes en juin : Asahi Quality & Innovations, HeraMED, Montefiore Einstein, Phyathai Paolo Hospital, Thaivivat Insurance et UPTIVO. Montefiore Einstein, un centre anticancéreux américain, a remporté le prix Expert's Choice. Il a utilisé les objets connectés de Garmin dans des essais prospectifs auprès de patients recevant radiothérapie, chimiothérapie et immunothérapie. Garmin affirme que ses chercheurs ont été les premiers à montrer que les données collectées avant le traitement permettent d'identifier les patients susceptibles d'avoir du mal à suivre leur thérapie. HeraMED, une entreprise australienne, a remporté le prix People's Choice pour des soins de santé féminine assistés par IA couvrant la grossesse, le post-partum, la ménopause et les maladies chroniques. Chaque lauréat a reçu des montres connectées et des bracelets d'activité Garmin d'une valeur allant jusqu'à 10 000 dollars. La deuxième journée du sommet a réuni plus de 200 dirigeants et responsables du secteur.
L'annonce de Garmin présente elle-même le travail de Montefiore comme une démonstration de faisabilité, pas comme un résultat contrôlé sur les critères cliniques.
À quoi ressemble une étude plus intensive
L'étude TIME, au Buck Institute for Research on Aging, doit recruter jusqu'à 150 adultes de 55 ans et plus en bonne santé stable.
Son protocole, publié dans Frontiers in Digital Health, combine des prélèvements sanguins hebdomadaires et des séries de quatre jours de profilage moléculaire quasi continu. Il associe aussi des épreuves physiologiques standardisées et des objets connectés enregistrant en continu. Les participants suivent une phase principale de 11 semaines avec neuf visites hebdomadaires : sept visites standard et deux visites d'épreuve. Quatre journées de prélèvement à haute fréquence tombent sur des jeudis, vendredis, lundis et mardis consécutifs. Les visites de suivi ont lieu à 6 et 12 mois après l'inclusion.
La suite
L'étude est enregistrée sous le numéro NCT07107386. Le recrutement a commencé le 15 juin 2025. L'article décrit des méthodes prévues, pas des résultats. Aucune conclusion sur la biologie du vieillissement n'est encore venue de la cohorte.
Les données de santé numérique seront collectées pendant toute la phase principale et le suivi. Les premières comparaisons appariées entre signaux des objets connectés et mesures moléculaires restent à venir. La recherche de la revue de BMJ Open s'est arrêtée en juillet 2026. Les essais plus récents échappent donc à son décompte de 147.
Sources
21- 01Scoping review of wearable device data evaluated in clinical studiesEN
- 02Digital health interventions for people with cancer during end-of-life care: a MASCC systematic reviewEN
- 03Garmin celebrates global digital health innovation at 2026 Garmin Health Summit in AsiaEN
- 04Garmin Health Summit 2026: Montefiore and HeraMED Win, Apollo's Sangita Reddy Keynotes in BangkokEN
- 05Wrist-based health signals used in cancer treatment and women's health; Garmin announces awardsEN
- 06New study will map how the aging body changes hour by hourEN
- 07STAT+: Democrats win power to push back on Trump’s health care movesEN
- 08Rapid LLM development is outrunning the research meant to explain it, study findsEN
- 09STAT+: FDA, CMS look to collaborate with states on health AIEN
- 10Digitalgipfel 2026: Was lange währt, wird nicht KI-NationEN
- 11Digitaler Führerschein kommt Ende NovemberEN
- 12Einführung des digitalen Führerscheins: Das müssen Autofahrer jetzt wissenEN
- 13The biggest conversations in health techEN
- 14How digital membership platforms help sports NGBs leave the spreadsheets behindEN
- 15Can Deepinder Goyal's Temple beat Apple Watch? New study claims accuracy advantage - Storyboard18EN
- 16Temple Heart Rate Wearable: Goyal's 1 Claim Tested [2026] - https://tech-insider.org/EN
- 17Alethios expands decentralized research tools for human health studies - NutraIngredients.comEN
- 18Studying Fraudulent North Korean IT WorkersEN
- 19IEEE Xplore Digital Library Adds AI AssistantEN
- 20Digital twins may reshape cardiovascular care, but nursing evidence remains thinEN
- 21NVIDIA Transforms European Retail, From Digital Discovery to Physical OperationsEN
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